12-09/Actualités/Un monde de légende/YAWAR PAMPA/TIERRAS DE SANGRE/Edgar W. Sandoral Yugar/Chap. 15 : « El Khari-Khari »/anasillage

logo fond noir petit Anasillage, Mille Routes et Ricochets vous convie dans un monde de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Yawar Pampa : la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 15 : « El Khari-Khari», « Le nain follet»…

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Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit dans ce recueil de légendes. Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1/J+33 ; 2/J+38 ; 3/J+41 ; 4/J+45 ; 5/J+51 ; 6/J+55 ; 7/8 août ; 8/12 août ; 9/15 août ; 10/17 août ; 11/22 août ; 12/29 août ; 13/3 septembre ; 14/6 septembre.

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Chapitre 15 : « El Khari-Khari», « Le nain follet ».

Salí de cama temprano y fui a trabajar en los cultivos. Me sentía muy bien, con deseos de hacer algo productivo. Mientras trabajaba ocupé la mente en planear mi huida. Existían varias rutas de escape pero cada una presentaba retos diferentes. Para salir por el lago necesitaría un bote con remos o vela, por lo que tardaría un poco en construirlos ; existía sin embargo el peligro de ahogarme, o morir de hambre si no había peces para pescar. También había que tomar en cuenta al guardián. No sabía a qué se refería con eso, pero seguramente era uno de los seres malditos, que nos atormentaban.

Je me levais tôt et j’allais travailler dans les cultures. Je me sentais très bien, voulant faire quelque chose de productif. Pendant le travail, je m’occupais au dessein de planifier ma fuite. Il y avait plusieurs voies de sortie, mais chacune présentait différents défis. Pour partir par le lac j’avais besoin d’un bateau avec des rames et voiles, donc il faudrait un certain temps pour le construire ; il y avait cependant le danger de se noyer ou de mourir de faim s’il n’y avait pas de poissons à pêcher. Le gardien devait également être pris en compte. Je ne savais pas à quoi me référer avec cela, mais il était certainement un des êtres damnés qui nous tourmentaient.

Por el salar también se corre el peligro de morir de hambre o de sed, pero además uno puede perderse en esa inmensidad blanca. Bien lo sabía yo que presencié el rescate de varias personas en el salar de Uyuni. En esos lares es casí imposible orientarse, pues no se tiene ningún tipo de referencia, a no ser el perfecto conocimiento del lugar. También estaba el guardián, pero al final de cuentas era una opción a más de escape.

Par le salar aussi il y avait le risque de mourir de faim et de soif, mais aussi on pouvait se perdre dans cette immensité blanche. Je savais bien que j’avais été témoin du sauvetage de plusieurs personnes dans le salar d’Uyuni. Dans ces endroits il était presque impossible de s’orienter, puisqu’il n’y a aucun type de référence, à l’exception de la connaissance parfaite de l’endroit. Il y avait aussi le gardien, mais à la fin de la journée, j’avais fait le choix de me sauver.

Salir por las montañas requeriría de más preparación, pues se necesitaba cargar comida, agua, equipo de escalada, una carpa, y ropa para el frío extremo de la montaña. Además de esto sería complicado enfrentar al guardián en un terreno tan escarpado.

Partir par les montagnes demandait plus de préparation, car il était nécessaire de transporter de la nourriture, de l’eau, de l’équipement d’escalade, une tente et des vêtements pour le froid extrême de la montagne. En plus, il était difficile de faire face au gardien sur un terrain aussi raide.

La salida por la explanada era la más factible. Era posible ubicarse geográficamente, además de no ser tan peligrosa como las otras salidas, y tener la facilidad de poder bien el horizonte o a los posibles enemigos. El problema es que ellos también podrían verme a mí.

La sortie par l’esplanade était la plus réalisable. Il était possible de se localiser géographiquement, en plus de n’être pas aussi dangereux que les autres sorties, et d’avoir la possibilité de bien voir l’horizon et les possibles ennemis. Le problème, c’est qu’ils pouvaient aussi me voir.

Opté por iniciar mi plan de fuga por la explanada, tendría que juntar comida, envases para el agua, pertrechos para encender fuego, acampar y pasar las noches. había mucho por hacer.

Je choisissais de débuter mon plan pour me sauver à travers l’esplanade, je devais rassembler de la nourriture, des gourdes d’eau, de quoi allumer un feu, camper et allumer un feu. Il y avait beaucoup à faire. 

Mientras divagaba con estos pensamientos un grupo de hombres liderados por John vinieron corriendo en mi dirección. gritaban : « khari-khari, khari-khari » en los campos de cebada ». Fui corriendo y les pregunté sobre lo sucedido.

– It’s a khari-khari -respondió John mientras jadeaba- he is taken uno de los hombres in the plantation.

– Un khari-khari? -pregunté sorprendido, pues no pensaba que podrían asolarnos esos pequeños seres que supuestamente atacan en las plantaciones o pastos altos.

– Yes. Es uno de esos creatures… va a acabar con la plantation si no lo detenemos…

– Vamos inmediatamente.

Pendant que je divaguais, un groupe d’hommes dirigé par John est venu dans ma direction. Ils criaient : « khari-khari, khari-khari » dans les champs d’orge. Je courais et leur demandais ce qui se passait.

– C’est un khari-khari (esprit follet), déclara John haletant, « Il a pris un des hommes dans la plantation ».

Un khari-khari? Je demandais avec surprise, car je ne pensais pas que ces petits êtres auraient attaqué les plantations aux herbes hautes.

– Oui, C’est l’une de ces créatures… Cela finira avec la plantation si on ne l’arrête pas.

– Allons immédiatement.

Cuando llegamos al borde de la plantación pude verlo, o más bien, pude ver la estela que dejaba al correr en el pasto, pues era muy pequeño para sobresalir.

– Deben estar confundidos -dije- es el viento el que produce esas estelas en los pastizales…

– Maybe in others circunstancias -dijp John- but, date cuenta de que no hay wind, las estelas come and go en todas direcciones, not in one sola direction, como las provoca el viento. Además por donde pasa, la cebada se llena de bugs. Hay que tomar en cuenta que ya mató one man.

– Cómo sucedió?

– Estábamos cortando la cebada, and yo hacía los amarros fuera del pastizal, when Saturnino gritó khari-khari. Inmediatamente me volví y les grite a todos que salieran. The only one que no pudo salir was Saturnino, la estela en el pasto le daba vueltas sin dejarlo escapar. Vimos como retrocedía asustado hasta que la estela paró. En cuanto intentó huir nos pareció que fue taken por algo que se ocultaba bajo la cebada y la tierra se lo tragó. We dont see more. Después de unos instantes la estela regresó y notamos que por donde pasa se llena de bugs. Entonces vinimos a buscarte.

– Tomemos las hoces -dije- vamos a matarlo.

– A matarlo? – Preguntó uno de los hombres aterrorizado- No se puede matar a un khari-khari.

– Buenos entonces lo espantaremos, pues si infecta toda la cebada no tendremos alimentos al khari-khari armados con simples hoces.

En arrivant aux bords de la plantation, je pouvais le voir, ou plutôt je pouvais voir les traces qu’il avait laissé sur l’herbe, car il était trop petit pour dépasser.

– Ils doivent se confondre, dis-je. « C’est le vent qui produit ces traces dans les prairies.

– Peut-être dans d’autres circonstances, déclara John, mais remarquez qu’il n’y a pas de vent, les sillages vont dans toutes les directions, pas dans une seule comme le fait le vent. Partout où cela se produit, l’orge est pleine de punaises. Prenez en compte qu’il a tué un homme.

– Comment cela s’est-il passé?

– Nous étions en train de rabattre l’orge et je faisais les amarres hors du pâturage lorsque Saturnino a crié khari-khari. Immédiatement, je me suis retourné et leur ai demandé à tous de partir. Le seul qui ne pouvait pas partir était Saturnino, dans l’herbe le sillage tournait sans le laisser échapper. Nous l’avons regardé reculer effrayé jusqu’à ce que le sentier s’arrête. Dès qu’il a essayé de fuir nous avons pensé qu’il était retenu par quelque chose qui était caché sous l’orge et la terre l’a avalé. Après quelques instants le sillage est revenu et nous avons remarqué que partout où cela se passait, il y avait plein de punaises. Ensuite, nous sommes venus vous chercher.

– Prenez les faucilles, -dis-je- Nous allons le tuer.

– Le tuer? – a demandé l’un des hommes terrifiés-, vous ne pouvez pas tuer un khari-khari.

– Bien, nous l’effrayerons, car s’il infecte toute l’orge, nous n’aurons pas de nourriture.

Hicimos una fila de cinco hombres distanciados a tres metros uno de otro, caminamos lentamente en dirección de la estela que dejaba el enano maldito al correr bajo la cebada. De pronto ésta desapareció.

– Se detuvo. -Dijo Pablo- Tal vez haya vuelto al Mancaj Pacha.

Nous avons fait une rangée de cinq hommes à dix pieds de distance, et nous marchions lentement dans la direction du sillage laissé par le nain qui courait sous l’orge. Soudainement il disparut. 

– Il s’est arrêté. Il est peut-être revenu au Mancaj Pacha (monde du dessous).

En cuanto pronunció estas palabras Pablo fue absorbido con violencia hacia la tierra, y mientras gritaba aterrado se agarraba con todas sus fuerzas de los tallos de cebada. Salté hacia el lugar donde se hundió y alcancé a ver su mano lo suficientemente cerca como para agarrarlo. Tomé su muñeca con todas mis fuerzas y jalé mientras llamaba a los otros para ayudarme.

Dès qu’il prononça ces paroles, Pablito fut absorbé violemment dans la terre, en criant de terreur il saisit de toutes ses forces les tiges d’orge. Je sautais à l’endroit où il avait disparu et j’aperçus sa main d’assez près pour pouvoir l’attraper. Je pris son poignet de toutes mes forces et je tirais pendant que j’appelais les autres pour m’aider.

Todos llegaron corriendo y empezaron a golpear con sus hoces el lugar donde debía estar el monstruo. La cebada comenzó a caer y la sangre a salir. En un instante puede ver la cara del maldito enano, era el remedo de un enano oprobioso, arrugado, verrugoso, con dientes enormes y afilados. Su piel era de un tono cadavérico, los ojos grandes y negros. Luchaba con una rapidez y fuerza increíbles. Rugía y gruñia mientras mordía con ferocidad las piernas del pobre campesino.

Ils ont tous accouru et ont commencé à battre avec leurs faucilles l’endroit où le monstre devait être. L’orge commençait à tomber et du sang en sortait. En un instant, nous pûmes voir le visage énigmatique et maudit du nain, c’était l’imitation d’un visage opaque, ridé, avec des verrues et des dents émaillées énormes et pointues. Sa peau était cadavérique, les yeux grands et noirs. Il luttait avec une agilité et une force incroyables. Il rugissait et grognait alors qu’il piquait les jambes du pauvre paysan.

En un momento de la tenaz lucha, John asestó un poderoso golpe de su hoz enterrándola en la cabeza del enano. La criatura dio un grito enfurecido soltando al campesino mientras se perdía de nuestra vista. Corrió por los campos de cebada dejando una estela de destrucción a su paso.

Après un moment d’une lutte tenace, John frappa d’un puissant coup de sa faucille sur la tête du nain. La créature lança un cri de colère, laissant le paysan hors de vue. Il traversa les champs d’orge, laissant la destruction dans son sillage.

Sacamos a Pablito de la plantación y solo entonces nos dimos cuenta que el khari-khari había comido sus piernas hasta encima de la rodilla. Nos encontrábamos bañados en sangre, mientras el campesino aullaba de dolor…

Nous emmenions Pablito hors de la plantation et seulement alors nous nous rendions compte que khari-khari avait mangé ses jambes jusqu’aux genoux. Nous étions baignés de sang tandis que le paysan hurlait de douleur.

À suivre chapitre 16 : « Dónde esta my panza? », « Où est mon ventre? »

 

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

 

 

 

 

 

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