07-09/Actualités/Béziers/Les clés du Plateau des poètes/Parnasse Poésie et jardin de Beauté/anasillage, Mille Routes et Ricochets…

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logo fond noir petit 7 septembre/Actualités/Béziers/Les clés d’un parnasse au Jardin des poètes, monde de poésie et de beauté, instants de vies/Anasillage, Mille Routes et Ricochets

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7 septembre/Actualités/Béziers/Les clés d’un parnasse au Jardin des poètes, un monde neuf de poésie et de beauté, instants de vies/Anasillage, Mille Routes et Ricochets 

P1090876 2<img src= »P1090876 2.jpg » alt= »casino Valadier-promeneurs-buste de l’astronome Angelo Secchi-arbres-terrasses-du-Pincio-Rome »/>

Du mont parnasse en Grèce, les muses se sont invitées il y a 150 ans sur un mont à Béziers ; un parnasse neuf pour des poètes célébrés dans onze sculptures, dont six de Jean-Antoine Injalbert (né à Béziers en 1845), qui trouva l’inspiration dans la promenade du Pincio de Rome, onze sculptures qui célèbrent l’histoire de Béziers, de ses poètes, de ses gens, dans la pierre éternelle :

Onze sculptures : « dans cette matière seule qui symbolise la résistance de la matière poétique et la beauté de l’art », pour Théophile Gauthier, précurseur du mouvement parnasse.

LE PLATEAU DES POÈTES, SA NAISSANCE ET SA VIE

 

Fin du XIXe siècle Béziers connaît son « Âge d’or ». 

Le vin des plaines autour de Béziers a la « couleur de l’or« .

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<img src= »p1070571.jpg » alt= »voitures-personnes-grille-drapeaux-gare-de-Béziers »/>
Le vin fait la fortune des grands propriétaires terriens, car rien n’est plus pareil avec le
raccordement au chemin de fer par l’ouverture de la gare de Béziers (1857).
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<img src= »p1070342.jpg » alt= »immeubles-arbres-lampadaire-Plateau des poètes- Béziers »/>
Fin du XIX° siècle, la population de Béziers est passée de 15000 à 50000 habitants, de
grandes ouvertures sont percées dans la ville, de nombreux immeubles haussmanniens
sont élevés, des arènes sont construites. Béziers refait de neuf se prépare en 1863 à
l’aménagement d’un parc digne de ses habitants.
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<img src= »P1070336.JPG » alt= »immeubles-arbres-lampadaire-personnes-Plateau des poètes, Béziers »/>
En 1863, dans le prolongement des Allées Paul Riquet, sur un terrain arboré,
lieu propice à la méditation, débute l’aménagement d’un parc d’une superficie de
5 hectares, -par l’architecte paysagiste Bülher-, un parc étonnant aux essences peu
communes sous des latitudes méditerranéennes, le Plateau des poètes.
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 <img src= »P1070593.JPG » alt= »lac-jet d’eau-arbres-Plateau-des-poètes-Béziers »/>
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<img src= »P1070407.JPG » alt= »sentier-arbres-fleurs-Plateau-des-poètes-Béziers »/>
 
Dans les années qui suivent un lac artificiel est créé, ainsi que des bassins d’eau et des
sentiers, qui serpentent entre les différentes parties du jardin.
 
 
Au XX° siècle le bel essor de Béziers est brutalement interrompu par une attaque
généralisée d’oïdium puis de phylloxéra qui anéantit le vignoble.
1880 : replantation massive de cépages productifs.
1900 : surproduction qui fait l’effondrement des cours.
1907 : Apogée de la crise viticole (9 juin : manifestations à Montpellier – 20 juin : drame à Narbonne (7 morts) – septembre : premières lois anti-fraudes.
Malgré les difficultés que connaît le vignoble, l’aménagement du Plateau des poètes se poursuit :
 En 1902,  le jardin est orné des bustes de poètes nés à Béziers. 
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 <img src= »P1070400 2.jpg » alt= »Fontaine-du-Titan-Atlas-portant-le-monde-chevaux- sentier-arbres-fleurs-Plateau des poètes-Béziers »/>

 

Jean-antoine Injalbert est l’auteur de la monumentale « Fontaine du Titan » qui

représente Atlas portant le poids du monde, en bronze, sur le dieu Pan crachant des

eaux. (hauteur totale de 17 mètres avec son socle rocheux, inaugurée en 1892.)

Les poètes de Béziers écrivent en Occitan : Jeanne, Emile, Jacques, Gabriel, Matfre, Benjamin, Jean).

Ils sont la littérature occitane en langue d’Oc depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.

 

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Quand lou clar de luno davalo Del serre al riu ount l’anhel bèu, Quicom que dins lou journ se calo Se derevelho al founs de iéu. Quand descend le clair de lune De la colline vers le ruisseau où boit un agneau, Quelque chose se tait dans le crépuscule Et se réveille au fond de moi. Jeanne Barthes, dite Clardeluno (1898-1972), sculpture A. Roques, 2011. 

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Sus l’enclumi de Pan, vai martelas ts rimos, En escoutant sens bruch la cigalo que trai Soun cant perpetual dàu les regius sublimos. Sur l’enclume de Pan va forger tes rimes En écoutant sans un bruit la cigale qui lance Son chant incessant vers les régions sublimes. Émile Barthe, dit Milou de l’Orb (1874-1939), sculpture J-G Roustan, 1975.

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J’écris pour que plus tard malgré le temps vainqueur Et la tombe et l’oubli que la mort sollicite Une fille, en lisant mon oeuvre, ressuscite au rythme de mes vers le rythme de mon coeur. Jean Bonnicel (1920-1971), sculpture d’Oliver Delobel, 2016.

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On est trop avancé dans un chemin de nuit Et tous les gouvernants y perdent leur système… D’un cataclysme seul sortira le pouvoir De le faire connaître et chérir, le devoir. Jean-Pons-Guillaume Viennet (1777-1868), sculpture de Jean-Antoine Injalbert, 1902.

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A l’entendre es tant courajous Que lou dirias lou dius Mars en pintruro. Se l’atacas, coumo lou dius Mercuro Veirès qu’a d’alos as talous. À l’entendre il est si courageux Qu’on dirait le dieu Mars en personne. Si vous l’attaquez, comme le dieu Mercure Il a des ailes aux talons. Jacques Azaîs (1778-1856), sculpture de Jean-Antoine Injalbert, 1904.

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Felibres, lou cami de ferre Vous porto à Beziès dins un ai ; Se tournas, vous aimaren mai ; Se venès pas, vendren vous querre. Félibres, le chemin de fer vous porte à Béziers en un clin d’oeil. Si vous revenez, nous vous aimerons plus encore, Si vous ne revenez pas, nous viendrons vous chercher. Gabriel Azaïs (1805-1888), sculpture de Jean-Antoine Injalbert, 1904.

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Miels es simplamen dubtar que folamen determar… Plutôt douter humblement que follement affirmer. Matfre Ermangaud (fin XIIIe siècle), sculpture de Jean-Antoine Injalbert, 1902.

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As un autre esperit, o ma bèlo Patrio Que lou que tiros de toun vi… Tu as un autre esprit ô ma belle Patrie que celui qui vient de ton vin… Benjamin Fabre, dit Lou Mascarat (1832-1911), sculpture de Jean-Antoine Injalbert, 1923.

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Point de mots, point de geste ou de vaine grimace, Je gronderai plus tard Aujourd’hui je fais grâce. Joseph Rosier (1798-1880), sculpture de Jean-Antoine Injalbert, 1902.

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E de pòu qu’aquel jour tombèsso dins l’oublid, Besiès, un cop de mai, bèi ses enfestoulit, Car lou brès d’Ermengaud, fièr de soun ourigino, Se debiò de flouca d’un oumage brousent Lou cantre que tant pla, dins un vèrbe diuzenc, Enaurèt la rasso latino. Pour que ce jour ne tombe pas dans l’oubli, Béziers s’est encore mis en fête, Car le berceau d’Ermengaud, fier de son origine, Devait garder un hommage fervent Au chantre qui dans un verbe digne des cieux, Glorifia la race latine. Jean-Laurès, dit Chivalié (1822-1902), qui tient dans sa main son livre écrit en 1878, Lou Campestre, sculpture de Louis Villeneuve, 1906.

Au 19ème siècle, Victor Hugo appartient au Romantisme, l’auteur exprime sa tristesse et son angoisse face à un monde qui lui paraît hostile. 

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Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Victor Hugo (1805-1885), sculpture de Jean Magrou.

 

LE PLATEAU DES POÈTES, AMBIANCE 1900

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Le 1er juillet 2017, le Plateau des Poètes fête ses 150 ans, ambiance 1900.

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Du sculpteur Injalbert, Le Titan flambant neuf, Atlas supportant le monde, a

retrouvé le dieu Pan prêt à recraché les eaux dont il est abreuvé. 

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Roue, guinguette, chevaux et balançoires « 1900″ pour petits et pour grands.

 

Le Plateau des poètes, jardin de poésie et de beauté, 
 

Le Jardin des poètes, des amis, des amants…

 

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Le Jardin des Poètes, un jardin extraordinaire.

« On se promenade, déambulation sans but,

En caressant au détour d’un sentier les courbes d’une coupe de fruits.

On s’enivre du printemps qui flotte dans l’air,

On tend l’oreille aux gazouillis nombreux,

Pour perdre son regard sur la plaine alentour.

On se penche sur le miroir de l’eau, pour se perdre plus profond dans des amours perdus et des rêves de gloire.

On se donne rendez-vous pour parler du dernier chapeau à la mode de Paris,

Les nounous surveillent les petits, cerceaux et cie.

On pique-nique sur une table improvisée, yeux dans les yeux on se dévore des yeux.

Le vieux banc en fer reçoit des confidences… »

 

Le Plateau des poètes est un lieu extraordinaire, d’histoire et de vies, un lieu à

aimer et à respecter

où chacun peut trouver à ses heures une nature maîtrisée

combien exceptionnelle de par sa diversité,

une nature accueillante, un monde neuf de poésie et de beauté…

logo fond noir petit Brigitte Crespo

2 réflexions au sujet de “07-09/Actualités/Béziers/Les clés du Plateau des poètes/Parnasse Poésie et jardin de Beauté/anasillage, Mille Routes et Ricochets…”

  1. « – Que crains tu le plus, me demanda le poète, qui lui voyait, que quelque chose ou quelqu’un m’empêcher de  »penser »… – que crains tu le plus,  »les Hommes ou les dieux »?!
    – Les hommes, sont comme les dieux! – répondis-je, — si le dieu se montre bon, — les hommes avance dans la vie, les yeux fixé sur l’Éternel et l’Univers, qui recréé indéfiniment l’Éternel, qui prend les « tomes qui lui conviennent – quand il lui convient —- et quand elles lui conviennent »!

    l’Éternel est  »Éternel » – parce qu’il évolue !

    Le Mal lui oblige à piétiner sur place – à ne voir et ressentir « que lui »!
    – le mal donc, ne peut-être qu’un « MAUVAIS » dieu, pour celui qui veux évoluer!

    Le poète me regarda et dit « crois tu que le Mal soit un Dieu? »
    – il le voudrais, bien sur, lui répondis-je, mais je penses que l’humain ne doit pas lui permettre de le devenir, en  »jouissant » du mal qu’il fait !
    du mal qu’il pousse à faire !
    du mal qu’il voudrait que l’humanité  »manœuvré par lui » – fasse!

    – le mal n’est pas un dieu — et il faut le lui prouver, – en magnifiant le bien « par la poésie »!

    Je rouvris les yeux, — le poète avait disparus — les canards barbotaient sur la pièce d’eau ….  »et je ressentie un léger baiser se poser sur ma bouche qui s’apprêtait à dire une poésie – et mon cœur s »en trouva tout chaviré, et s’en sentit réconforté!

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