31 août/Actualités/anasillage/Béziers/Musée des Beaux-arts/Exposition du 11 juillet au 31 octobre 2017/Cheminement d’une vie dans le monde neuf de poésie et de beauté de MARTINE MARTINE…

 

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logo fond noir petit 31 août/anasillage, Mille Routes et Ricochets au Musée des Beaux-arts de Béziers, dans un monde empreint de beauté et de poésie, un monde captivant de vie, le monde neuf de MARTINE MARTINE… (Photo : L’Inquiétude, 2000Bronze, 117 x 53 x 45 cm.)

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31 août/anasillage, Mille Routes et Ricochets, au Musée des Beaux-arts de Béziers pour vivre avec MARTINE MARTINE ses êtres de poésie et de beauté émergés de la glaise pour se fondre dans le bronze par une alchimie de vie (du 11 juillet au 31 octobre 2017. affiche de l’exposition). 

 

MARTINE MARTINE, UN MONDE NEUF DE POÉSIE, DE BEAUTÉ ET DE VIE

Des êtres émergés de la terre pour se fondre dans le bronze par une alchimie de vie.

Des êtres ancrés et aériens, puissants de leur masse, puissants de leur gracilité.

Des êtres empreints de poésie et de beauté.

Des êtres neufs du monde de MARTINE MARTINE.

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Grand Quasimodo, Résine, 200x95x65 cm.

 

En pénétrant dans la salle d’exposition du rez-de-chaussée de l’hôtel Fayet, notre regard est aussitôt appelé par un être qui, de par son imposante stature et son étrangeté, investit la trouée de la porte-fenêtre qui ouvre sur la cour.

Cet être nous invite dans sa détresse à s’approcher de lui pour le connaître comme un possible ami.

De glaise en apparence, de bronze en vérité dont il s’est gainé pour se protéger de sa fragilité, Quasimodo soulève nos émotions de vie qui pourraient n’appartenir qu’à lui.

MARTINE MARTINE, l’art académique est renversé, inversé, remis en question, la vie « solaire » seule mène l’œuvre  ; le canevas et la chaîne s’effacent sur la trame de vie où tout est à construire : mise en scène d’un monde neuf en évolution.

 

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La Prière, 1986. Résine 183x82x60cm.

Sortis d’un maelström stérile, des êtres imprévisibles, monstres de beauté, géants de poésie, êtres aux regards d’une innocence nouvelle ; paysages de monts en vallées suggérés, cartographie de l’homme d’hier a aujourd’hui dans une renaissance aux sources de la vie dans des nombrils grands ouverts aux choses à découvrir ; schéma sous-tendu de mains qui appréhendent une immatérialité que la sculpture pourrait nier par sa force, son apparente brutalité de formes. 

 

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Mains, 2001. Huile sur toile 195×130 cm.

 

Une matière vivante où MARTINE MARTINE nous offre à laisser nos empreintes dans ses empreintes empruntées de vérité.

 

DANS L’ENERGIE LA LIBERTE TRIOMPHE !

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Edward Wulfson I, 1989, huile sur toile, 92 x 73 cm. Le Bain, 1982 (à gauche). Bronze 52×31,5×23,5 cm. L’Appel, 1983 (seconde à gauche). Bronze 48×29,5×27 cm.

 

« Silencio », musique qui court dans l’écho des cavernes des êtres à la rugosité de  pierre, des êtres rouges et bruns de terre, des êtres d’obscurités de ce noir protecteur, inquiétants et troublants dans leurs diversités de pantins, de chercheurs d’être eux-mêmes.

 

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Anna, 1978 Bronze, 95x30x28 cm. La Désespérance, 1982 (à droite). Bronze, 110x64x48 cm. L’Âge avancé, 1988 (1re à droite). Bronze, 66x33x35,5 cm. Le Lanceur, 1992 (seconde à gauche). Bronze 87×39,5×40 cm.

 

Mimes qui donnent des postures d’équilibres ou de déséquilibres dans leur temps suspendu, aérien de fragilité qui se transforme en force.

 

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Buste de Balzac I, 2006Bronze, 53 x 39 x 36 cm. Mémoires V (Balzac), 201426 lavis d’encre de Chine ou de couleur (25,5 x 17 cm), 117 x 122 cm.

 

TÊTE massive qui a perdu un corps décapité, fière d’être ce qu’elle a été.

Tête qui parle dans sa bouche serrée, dans son nez pincé et dans ses yeux baissés.

Tête qui joue de superbe et de beauté, qui ignore les yeux des têtes qui ont causé sa perte, qui l’ont porté à la postérité, qui se cachent d’elle, qui n’osent pas l’affronter, alignées, différentes et pareilles.

Têtes qui cherchent les yeux de celle qui regarde leur monde intériorisé, monde neuf et ancien, coupé court, révolu, qui n’a plus d’intérêt.

Têtes qui fixent, ignorantes, indécises, rêveuses, désobligeantes, qui veulent imiter le corps décapité, têtes pensives, dubitatives, interrogatives, qui recherchent le connu reconnu, le mot, explication logique à l’incongru d’une force décapitée. 

 

METAMORPHOSE

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L’Esclave, 1996. Bronze 94x38x50 cm.

 

L’être demi-animal puise aux racines d’un monde neuf son originalité de pouvoir être hybride ; esclave de son affrontement entre sa part sauvage et l’autre civilisée ; métamorphose cheval en cavalier bridé dans ses excès, élégant, enlevé de la pesanteur qui l’attache à la glaise mais dont il reste fait. 

 

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Le Grand Cheval-Homme (ci-dessous). Résine 153x69x100 cm. Le Cheval blanc sur fond noir, 2005, lavis d’encre de Chine rehaussé de blanc.

Martine Martine est née à Troyes le 22 avril 1932. Après des études à Paris à l’Académie Julian et à la Grande Chaumière, elle participe en 1956 à une exposition de groupe à la galerie Romanet : « Cent tableaux de fleurs, de Van Gogh à Bernard Buffet ». Son œuvre est achetée par l’État. Elle refusera tout projet d’exposition pendant plus de quinze ans pour ne se consacrer qu’à son travail. Enfermée dans son monde qu’est son atelier, à l’abri des regards et des influences extérieures, elle donne naissance à une œuvre prolifique et foisonnante.

Au terme de cette longue période, et sur les conseils du célèbre critique d’art Claude Roger-Marx, elle présente ses toiles à la galerie parisienne de Katia Granoff, en 1971. Les expositions vont dès lors se succéder à Paris (Galerie Henri Bénézit, Galerie Elyette Peyre), puis New York, Jérusalem, Genève, Bruxelles… Son œuvre figure dans de nombreux musées français et s’ouvre au monde dans de nombreux pays. En 1995 le musée des beaux-arts de Béziers a inauguré une salle Martine Martine, pour y accueillir une importante donation. Depuis 2002, elle expose régulièrement à la galerie Nicolas Deman (Paris).

Peintures, lavis, sculptures, dessins, gravures : l’art de Martine Martine est multiple, à l’instar de ses thèmes favoris d’inspiration : concerts, natures mortes, portraits, chevaux, sumos… Le thème récurrent des mains occupe dans son corpus peint et sculpté une place centrale. Martine affirme volontiers que son travail relève d’un « expressionnisme nouveau ». Moussia Toulman, critique d’art, en souligne d’ailleurs la singularité. D’après elle, l’artiste « sculpte l’élan, le cri du bonheur, l’explosion de la joie, l’immatériel… Les figures qu’elle offre à notre vue n’obéissent pas aux traditions qui respectaient l’anatomie, la mesure, les proportions du corps ».

Depuis 2008, Martine décline à l’huile comme en bronze ou à la pointe sèche l’imposante effigie d’Honoré de Balzac. La Fondation Fernet-Branca à Saint-Louis (Alsace) présente depuis la mi-mars 2017 une sélection des multiples représentations de Balzac réalisées par l’artiste.

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

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