29 août/Actualités/Rencontre avec la légende/YAWAR PAMPA/TIERRAS DE SANGRE/Edgar W. Sandoral Yugar/Chap 12 : « Los sajras »…

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logo fond noir petit Anasillage vous convie sur une route de légende ténébreuse qui raconte le monde et la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Yawar Pampa : la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 12 : « Los sajras», « Les dévoreurs d’âme »…

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Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit de ce recueil de légendes.  Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1/J+33 ; 2/J+38 ; 3/J+41 ; 4/J+45 ; 5/J+51 ; 6/J+55 ; 7/8 août ; 8/12 août ; 9/15 août ; 10/17 août ; 11/22 août.

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Chapitre 12 : « Los sajras », « les dévoreurs d’âmes ».

Volvimos a nuestras casas heridos, adoloridos y en silencio. Yo temblaba de miedo, la experiencia había sido demasiado para mi. Cuando entré a mí choza todavía podía escuchar las carcajadas y gritos de la chola sin cabeza y su kati-kati. Atravesé la puerta como un sonámbulo y me tiré sobre el camastro, no pude dormir esa noche, mi cuerpo tan solo temblaba pues el temor no me dejaba conciliar el sueño. Las terribles imágenes de aquel cuerpo decapitado y la cabeza volando en el aire me habían trastornado para siempre.

Nous sommes rentrés dans nos maisons, blessés et silencieux. Je tremblais de peur, l’expérience était trop pour moi. Quand j’entrais dans ma hutte, j’entendais les rires et les cris de la chola sin cabeza (femme sans tête) et de son kati-kati (tête de la chola). Je passais la porte comme un somnambule et je me jetais sur la couchette, je ne pouvais pas dormir cette nuit-là, mon corps tremblait parce que la peur ne me laissait pas dormir. Les images terribles de ce corps décapité et la tête volant dans l’air m’avaient perturbé pour toujours.

Al día siguiente Anselmo juntó a los habitantes del pueblo para dar sepultura a Santusa y al indio mudo. No había cuerpos que enterrar, pues Santusa fue completamente devorada por la yawar simi y el cuerpo del indio mudo fue llevado como trofeo por la chola sin cabeza, asi que deberíamos enterrar algunas de sus posesiones.

Le lendemain, Anselmo rassembla les habitants du village pour enterrer Santusa et l’Indien muet. Il n’y avait aucun corps à enterrer, car Santusa était complètement dévorée par yawar simi (bouche de sang), et le corps de l’indien muet était porté comme un trophée pour la chola sin cabeza, ainsi nous devions enterrer certains de ses restes.

Al terminar el trabajo en los campos fuimos a almorzar y después dimos inicio al entierro. Los pocos sobrevivientes restantes nos reunimos a la entrada del pueblo. Anselmo trajo algo de ropa de Santusa y el azadón de madera del indio mudo. Los colocamos en dos cajas separadas y comenzamos la procesión hacia el cementerio. Al frente se encontraba la única  mujer del pueblo (a excepción de la loca Clotilde) fungiendo de plañodera, mientras que los hombres tocaban un triste wayno con sus wankaras y tarkas.

Après avoir terminé notre travail dans les champs, nous avons déjeuné et avons commencé les funérailles. Les quelques survivants s’étaient rassemblés à l’entrée du village. Anselmo avait apporté quelques-uns des vêtements de Santusa et le calumet de bois de l’indien muet. Nous les placions dans deux boîtes séparées et commencions la procession jusqu’au cimetière. À sa tête la seule femme de la ville (à l’exception de Clotilde la folle) pouvait faire croire à une fête, alors que les hommes donnaient un air triste avec leurs wankaras (instrument musical à air des Andes) et leurs tarkas (instrument…).

Pasamos por la calle principal del pueblo en dirección a la iglesia, tras la cual se encontraba el gigantesco cementerio. Al caminar me di cuenta que yo era uno más de esos malditos y que nada podría hacer para cambiar mi destino. Recordé a mi familia con una mezcla de amor y melancolía.

Nous traversions la rue principale du village en direction de l’église, derrière laquelle était le cimetière gigantesque. En marchant, je me rendais compte que j’étais un de ces bâtards et que je ne pouvais rien pour changer mon destin. Je me souvenais de ma famille avec un mélange d’amour et de mélancolie.

Después de atravesar la calle principal del pueblo llegamos al cementerio, pero no entramos a la iglesia, sino que pasamos de largo hacia las tumbas. Esto me sorprendió bastante, pues pensé que se celebraría una misa y les daríamos cristiana sepultura. Intrigado pregunté al yatiri cuál era la causa de que no entráramos a la iglesia, pero este me miro y sonrió tristemente con una expresión de misterio, respondiendo que en esa iglesia no se entra.

Après avoir traversé la rue principale nous arrivions au cimetière, mais nous n’entrions pas dans l’église, nous allions aux tombes. Cela me surprenait beaucoup, car je pensais qu’une célébration serait célébrée et que nous leur donnerions un enterrement chrétien. Intrigué, je demandais à Yatiri pourquoi nous n’entrions pas dans l’église, mais celui-ci me regarda et sourit malheureusement avec une expression de mystère, en répondant que dans cette église on n’entrait pas.

Llegamos a un lugar vacío en el vasto camposanto y comenzamos a cavar las fosas. Cuando terminamos dio inicio el ritual de entierro, que consistía en que cada miembro del pueblo maldito decía unas palabras por los desdichados difuntos.

Nous arrivions dans un endroit vide du vaste cimetière et commencions à creuser les tombes. Lorsque nous finissions, le rituel d’enterrement commençait, il consistait à ce que chaque membre du peuple maudit dise quelques mots pour les morts malheureux.

No quise participar pues no conocía bien a los finados, así que di un paseo explorando por los alrededores mientras los demás hacían sus elegías. Vi algunas tumbas vacías que parecían haber sido excavadas desde dentro, lo cual me llenó de horror. Otras parecían haber sido profanadas, pues podían verse algunos cuerpos a medio devorar. Pedazos de huesos humanos roídos y partidos estaban regados alrededor de algunas tumbas. Estas visiones blasfemas me asquearon y repugnaron, por lo que decidí irme a un lugar menos impío.

Je ne voulais pas participer parce que je ne connaissais pas bien le défunt, alors je faisais une promenade en explorant les environs pendant que les autres faisaient leurs élégies. Je voyais des tombes vides qui semblaient avoir été creusées à l’intérieur, ce qui me faisait horreur. D’autres semblaient avoir été profanées car certains corps pouvaient être vus à moitié dévorés. Des morceaux d’os humains rongés et brisés étaient dispersés autour de quelques tombes. Ces visions blasphématoires me dégoûtaient, alors je décidais d’aller dans un endroit moins impie.

Fui a curiosear en dirección de la iglesia, que ya no me parecía corrompida, sino más bien tranquila y serena. Pensé en ir a rezar a la Virgen María por el perdón de mi alma, y quién sabe, por la salvación de mi cuerpo.

J’allais en direction de l’église qui ne semblait pas corrompue, mais plutôt calme et sereine. Je pensais à prier la Vierge Marie pour le pardon de mon âme, et qui sait, pour le salut de mon corps.

Al llegar vi que la puerta estaba clavada al marco con gruesas tablas y clavos, pero esto no impedía el ingreso, pues había un gran boquete al lado. Entré buscando paz en este santo lugar, pero una vez adentro vi que estaba totalmente destruido.

Quand j’arrivais, je vis que la porte était collée au cadre avec des planches et de gros clous, mais cela n’empêchait pas d’entrer, car il y avait un grand espace sur le côté. J’entrais à la recherche de la paix dans ce lieu saint, mais une fois à l’intérieur je voyais que c’était totalement détruit.

Casi todos los bancos estaban destrozados, las paredes sucias y descascaradas, las imágenes de santos rotas y sus restos esparcidos. El piso de tablas pronto cedería ante el paso del tiempo. Me senté en un banco que todavía podía aguantar mi peso, pero la madera crujió y el sonoro eco me dio un escalofrío. Cerré los ojos y comencé a rezar ante lo que en otros tiempos hubiera sido un lindo retablo con la imagen de un Cristo crucificado.

Presque tous les bancs étaient brisés, les murs sales et lacérés, les images saintes brisées et leurs restes dispersés. Le plancher céderait rapidement aux assauts du temps. Je m’asseyais sur un banc qui pouvait encore recevoir mon poids, mais le bois craquait et l’écho me donnait froid. Je fermais les yeux et je commençais à prier devant ce qui était avant un beau retable de l’image d’un Christ en Croix.

Senti paz, pero una certidumbre me invadió al finalizar las plegarias. Tuve la certeza de que Dios no me había escuchado, o más bien, que mis plegarias no pudieron abandonar el lugar y llegar a los cielos. Era como si el contacto divino del hombre con su Dios se hubiera roto, como si estuviera solo y sin amparo en el mundo. esta certeza me llenó de amargura y tristeza.

Je sentais la paix, mais une certitude m’envahit à la fin des prières. J’étais certain que Dieu ne m’avait pas entendu, ou plutôt, que mes prières ne pouvaient pas quitter l’endroit et atteindre les cieux. C’était comme si le contact divin de l’homme avec son Dieu était brisé, comme s’il était seul et sans abri dans le monde. Cette certitude me remplissait d’amertume et de tristesse.

Pero la tristeza se convirtió en pánico cuando abrí los ojos y pude ver un horrible rostro frente a mi, casi tocándome la nariz. Era la imagen misma del terror en la forma de un rostro sin cuerpo que flotaba en el aire. Sus contornos eran confusos, parecía estar hecho de aire y una especie de humo proveniente de alguna parte indefinida bajo él. Sin embargo este ser era terriblemente real para mi.

Mais la tristesse devenait panique quand j’ouvrais les yeux et je pouvais voir un visage horrible devant moi, presque touchant mon nez. C’était l’image d’un visage sans corps flottant dans l’air. Ses contours étaient confus, il semblait être fait d’air et une sorte de fumée venait d’un endroit indéfini au-dessous de lui.

Me paralicé al extremo de no poder moverme en absoluto, ni gritar, ni hacer nada. Poco a poco comencé a sentir que mi cuerpo perdía fuerzas mientras el maldito ser consumía algo que no podía precisar.

J’étais paralysé au point de ne pas pouvoir me déplacer, crier ou faire n’importe quoi. Petit à petit je commençais à sentir mon corps perdre de la force alors que la fureur était en train de manger quelque chose que je ne pouvais pas préciser.

Mientras me desvanecía escuché a los aldeanos gritar mi nombre y buscarme, pero no podía decirles donde estaba, mi cuerpo tan solo se deslizaba al suelo hundiéndose cada vez más en la debilidad.

Au fur et à mesure je tendais l’oreille, les villageois criaient mon nom et me cherchaient, mais je ne pouvais pas leur dire où j’étais, mon corps était de plus en plus faible. 

Después de unos instantes escuché a alguien arrancando las tablas de la puerta. Seguramente intentaban entrar en la iglesia para salvarme, pero lo que hicieron a continuación me sorprendió : comenzaron a silbar con todas sus fuerzas y a dar chicotazos en el aire con aquello que tenían a mano, dirigiendo sus esfuerzos en todas direcciones. Mientras tanto el maligno ser flotaba entre ellos sin que pudieran verlo. Gracias a Dios Anselmo pudo dar un golpe de suerte a la criatura, que se marchó desapareciendo en el aire con un grito de dolor.

Au bout de quelques instants, j’entendis quelqu’un casser les battants des portes. Certes, ils essayaient d’entrer dans l’église pour me sauver, mais ce qu’ils firent ensuite me surpris : ils commencèrent à siffler avec toutes leurs forces et à fouetter l’air avec ce qu’ils avaient à portée de main, en dirigeant leurs efforts dans toutes les directions. Pendant ce temps, le mal flottait parmi eux sans qu’ils puissent le voir. Dieu merci, Anselmo eut un coup de chance contre la créature qui disparût dans l’air avec un cri de douleur.

Me levantaron y llevaron a casa en hombros, pues no podía moverme. Era como si hubiera salido de una alucinación. estaba enfermo y débil, con una gran fiebre, temblores y escalofríos. Permanecí así el resto del día, bajo los cuidados de Genaro pero sin mejora alguna. Antes de dormir colocó un espejo en mi cabecera, un peine a mis pies, y un látigo de mando a mi diestra.

Ils m’emmenèrent sur leurs épaules, parce que je ne pouvais pas bouger. C’était comme si je sortais d’une hallucination. J’étais faible et malade, avec une grande fièvre, tremblements et frissons. Je restais le reste de la journée sous la garde de Genaro, sans aucune amélioration. Avant de dormir, il avait placé un miroir sous ma tête, un peigne à mes pieds et un fouet à ma main droite.

Me hizo tomar mates de airampo, me dio friegas de inojo macerado en alcohol, pero sin ningún resultado. Al día siguiente vino Anselmo a preguntar por mi estado. El yatiri movió la cabeza negativamente como única respuesta.

– Por qué entraste -me dijo- si te dijimos que no se entra en la iglesia?

– Quería ver la iglesia y rezar, -respondí en mi debilidad.

– Tonto curioso, aquí no te puede escuchar ni Dios ni la Virgen, estas solo.

Ils me firent boire du airampo (boisson faite avec une plante des Andes), me firent des frictions d’alcool, mais sans résultat. Anselmo vint se renseigner sur mon état. Le yatiri secoua la tête négativement comme seule réponse.

– Pourquoi es-tu rentré. -dit-il- si nous te disons de ne pas entrer dans l’église?

– Je voulais voir l’église et prier, -répondis-je dans ma faiblesse.

– Fou furieux, ici vous ne pouvez pas entendre Dieu ou la Vierge, vous êtes seul.

Su respuesta confirmó mis más profundos temores, pero aun así quería saber qué fue lo que me había sucedido.

– Qué me pasó?

– Te atacó un sajra que vive en la iglesia y solo es visible para los que son sus víctimas, por eso lo viste. Te ha robado el ajayu, y si no lo recuperamos morirás.

Sa réponse confirmait mes craintes les plus profondes, mais je voulais toujours savoir ce qui m’était arrivé.

– Que m’est-il arrivé?

– Une sajra (dévoreuse d’âme) qui vit dans l’église vous a attaqué, elle est seulement visible pour ses victimes, c’est pourquoi vous l’avez vue. Elle vous a dérobé l’ajayu (l’âme) et si nous ne la récupérons pas, vous mourrez.

Sus palabras me fulminaron como un rayo, pero la proximidad de la muerte, antes de causarme terror, se presentó como una posibilidad de alcanzar la paz. El yatiri me observó con malignidad y dijo riendo :

Kanka, piensas que muriendo vas a ser libre. Si mueres tu alma se va a ir al Mancaj Pacha, y vas a sufrir tormentos peores que el que vives en este pueblo.

Ses paroles me frappèrent comme la foudre, mais la proximité de la mort, au-lieu de me terrifier, se présentait comme un moyen d’atteindre la paix. Le yatiri me regarda avec malice et dit dans un rire : 

– Kanka (fou), vous pensez qu’en mourant vous serez libre. Si vous mourrez, votre âme ira au Mancaj Pacha (monde d’en dessous), et vous souffrirez de plus mauvais tourments que ceux que vous vivez dans cette ville.

Me llené de terror y suplique que me salvaran. Los aldeanos me dijeron que harían el intento, pero que sería muy peligroso. Al día siguiente, a la misma hora en que sucedió mi desgracia, me llevaron a la iglesia acostado en una tabla. Junto a mí estaba el chicote, el espejo y el peine.

J’étais rempli de terreur et je suppliais d’être sauvé. Les villageois me dirent qu’ils essayeraient, mais que ce serait très dangereux. Le lendemain, à l’église, à l’endroit où mon malheur était survenu, j’étais emmené sur un brancard. À côté de moi se trouvaient le fouet, le miroir et le peigne.

El yatiri me indicó que el espejo reflejaba el horrendo rostro del sajra y lo ahuyentaba, el peine no lo dejaba pasar y el látigo le infundía temor. Me frotaron con infundia de gallina para que mi ajayu entrara más fácilmente a mi cuerpo y para que la energía del sol contenida en ella me fortaleciera.

Le yatiri me dit que le miroir reflétait le visage hideux de la sajra et le chasse le peigne ne le laisse pas passer et le fouet l’effraie. J’étais fouetté avec une infundia (pommade de graisse animale) de poulet afin que mon ajayu puisse entrer plus facilement dans mon corps et que l’énergie du soleil concentré en elle me fortifia. 

Comenzaron en ritual. Anselmo se sentó atrás mío para cuidarme mientras John y don Genaro comenzaron a llamarme, gritando con fuerza mi nombre y lanzando latigazos al aire en todas las direcciones. « vente, vente… » decían. Nuevamente comencé a sentirme débil y de repente vi al sajra desesperado, intentando pasar a través del peine, pero sin poder lograrlo.

Ils commencèrent par le rituel. Anselmo s’assit derrière moi m’aider alors que John et Don Genaro commençaient à m’appeler, criant mon no et battant l’air dans toutes les directions. « venez, venez… » disaient-ils. Une nouvelle fois je commençais à me sentir faible et soudainement je vis le sajra désespéré, essayer de traverser le peigne, mais sans pouvoir l’atteindre.

Después de unos instantes el sajra se zafó de los dientes del peine y avanzó hacia mi, pero al ver sus rostro reflejado en el espejo dio media vuelta e intentó huir. Mientras escapaba uno de los latigazos del yatiri lo golpeó, por lo que empezó a retorcerse de dolor, y con los retorcijones lentamente comenzó a vomitar mi alma.

Au bout de quelques instants, la sajra traversa les dents du peigne et s’avança vers moi, mais quand elle vit son visage se réfléchir dans le miroir, elle se retourna et tenta de s’enfuir. Comme elle échappait à l’une des lanières du yatiri, il la frappa, alors elle commença à se tordre de douleur, et dans des convulsions, lentement elle vomit mon âme.

Cuando mi ajayu estuvo libre comenzó a entrarme al cuerpo por la boca. Sentí mis fuerzas volver mientras John y don Genaro continuaban el ritual. La criatura se perdió de mi vista huyendo en dirección a mis espaldas, pero ya me encontraba bastante bien, así que los detuve y les dije que el ritual había dado resultado. Ambos se apoyaron sobre las rodillas y descansaron un poco mientras me incorporaba.

Quand mon ajayu fut libérée, elle commença à entrer dans mon corps par la bouche. Je sentais mes forces revenir alors que John et Don Genero continuaient le rituel. La créature disparut de ma vue derrière mes épaules, mais je me sentais beaucoup mieux, alors je les interrompais et leur disais que le rituel avait fonctionné. Ils s’agenouillèrent et se reposèrent un peu alors que je m’incorporais.

La alegría por haberme recuperado no duró pucho, pues al darme vuelta pude ver a Anselmo tirado en el suelo, blanco como un papel, con el terror estampado en el rostro y su cuerpo privado de alma. El sajra le había robado el ajayu

La joie de m’avoir retrouvé ne dura pas longtemps, car, en me retournant je vis Anselmo couché sur le sol, blanc comme un papier, avec la terreur sur son visage et son corps privé de son âme. Le sajra lui avait dérobé l’ajayu.

À suivre chapitre 13 : « El Lari-Lari« .

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

 

 

 

 

 

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