J+51 /Actualités/PACHA, amour et sac à dos/ 24 juillet/Rencontre avec la légende/YAWAR PAMPA/TIERRAS DE SANGRE/Edgar W. Sandoral Yugar/Chap. 5/La maldicion del pueblo…

 

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J+51 /PACHA, amour et sac à dos, vous convie sur un chemin de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Yawar Pampa : la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 5 : « La maldicion del pueblo ».

Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit de ce recueil de légendes.  Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1/J+33 ; 2/J+38 ; 3/J+41 ; 4/J+45.

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Chap.5 : J+51 : « La maldicion del pueblo« .

Desperté sobresaltado por unos golpes a la puerta. Al principio no sabia dónde estaba y tardé un poco en recordarlo. Debían ser como las seis de la mañana, me levanté y fui a abrir la puerta. Eran el jilakata, un hombre de aspecto siniestro y un gringo, tal vez americano o europeo. Me sorprendió ver al extranjero allí y seguramente la expresión de mi rostro me delató, pues dijeron que en breve todo seria explicado.

Je me réveillais en sursaut par un coup frappé à la porte. Au début je ne savais pas où j’étais et il me fallut un certain temps pour me souvenir. Il devait être comme les six heures du matin, je me levais et j’allais ouvrir la porte. C’étaient le Jilakata (chef de la communauté) et un homme à la mine patibulaire, un Gringo, américain ou européen. J’étais surpris de voir en ce lieu un étranger et certainement que l’expression sur mon visage me trahissait, puis ils me dirent que tout serait expliqué sous peu.

Entraron sin más ceremonia y se sentaron en el suelo. El jilakata y el hombre de aspecto siniestro sacaron coca de sus chuspas y me ofrecieron un poco. Yo acepté y comenzamos a pijchar, entonces iniciaron su relato.

– Esta tierra a la que has llegado esta maldita. -dijo el jilakata– Solo se llega, pero no se puede salir a causa de la maldición que nos aqueja. El tata Inti nos ha exiliado de la luz del día, los seres del Mancaj Pacha han ocultado nuestro pueblo de los ojos del mundo, robándolo del tiempo. Nos mantienen prisioneros para atormentarnos y divertise con nuestros sufrimientos, después nos matan horriblemente. Ahora este será tu destino.

Ils entrèrent sans cérémonie et s’assirent sur le sol. Le Jilakata et l’homme à la mine patibulaire prirent de la coca de leur sac et m’en offrirent. J’acceptais et commençais à mâcher les feuilles de coca, puis le Jilakata commença son histoire.

– Cette terre que vous avez foutrement gagnée est maudite. -dit le Jilakata– on peut seulement l’atteindre mais on ne peut en partir à cause de la malédiction qui nous afflige. Tata Inti (le père de la terre) nous a exilé de la lumière du jour, les êtres de Mancaj Pacha (Le monde du dessous) ont caché notre peuple aux yeux du monde et du temps. Ils nous gardent prisonniers de la torture et se divertissent dans nos souffrances, ils nous tuent horriblement. Désormais ce sera votre sort.

Lo que dijo me sorprendió bastante pero no le crei. Pensé que tal vez fuese alguna estrategia para hacerme quedar. Obviamente supuso que no le creería, por lo que trajo al extranjero.

– Este es John. Llegó aquí como tú y como muchos otros que se perdieron, teniendo la desdicha de llegar a este lugar. Pero será mejor que él mismo te cuente su historia.

Ce qu’il dit me surpris beaucoup et je ne le croyais pas. Je pensais que c’était une stratégie pour me faire rester. Il était évident qu’il pensait que je ne le croyais pas parce que j’étais étranger.

– C’est John. Il est venu ici comme vous et beaucoup d’autres qui se sont perdus et ont eu le malheur d’arriver dans cet endroit. Mais il ferait mieux de vous raconter son histoire.

Dirigi mis ojos hacia el joven extranjero y en ese momento conocí la compasión. Su rostro reflejaba la total desdicha e infortunio. Entonces él se recompuso y habló en estos términos :

– All rigth… Mi nombre es John Parker, soy americano. Llegué a Bolivia con un equipo de geólogos para hacer una inspección sobre el potencial minero de algunas tierras. junto con la prospección minera hicimos algo de turismo, pasamos por lugares como las ruinas de Tiwanaku, el lago Titicaca, la isla del Sol, la isla de la Luna, vimos las pinturas rupestres de SepulturasCala-Cala. In the other hand, tomábamos muestras de suelos. En el transcurso del viaje conocimos el carnaval de Oruro y de allí fuimos al salar de Uyuni para ver la posibilidad de extracción del litio.

Je tournais le regard vers le jeune étranger et à ce moment je fus pris de compassion. Son visage exprimait la misère totale et le malheur. Puis il se ressaisit et parla en ces termes :

– Très bien… Mon nom est John Parker, je suis Américain. Je suis arrivé en Bolivie avec une équipe de géologues pour procéder à une inspection du potentiel minier de certaines terres, ainsi que de l’exploration minière. Nous avons fait un peu de tourisme, nous sommes allés dans des endroits comme les ruines de Tiwanaku, le lac Titicaca, l’île du Soleil, l’île de la Lune, nous avons vu les peintures de Sepulturas et Cala-Cala. En revanche, nous avons pris des échantillons de sol. Pendant le voyage, nous avons vu le carnaval d’Oruro et de là sommes allés à Uyuni pour voir la possibilité d’extraire le lithium.

Decidimos conocer estas tierras salvajes y estúpidamente nos aventuramos de pueblo en pueblo hasta llegar al salar. Un día llegamos a la aldea de la dual seguramente vienes tú. Temerariamente, decidí dar un paseo por los alrededores, pero de pronto se levantó una tormenta de polvo que impedía ver más allá de cuatro o cinco metros. Afortunadamente encontré unas rocas para refugiarme y allí esperé hasta que pasara la polvareda, lo que solo pasó al día siguiente. Entonces salí de mi refugio, pero el pueblo… was gone. No me alejé mucho, sin embargo el pueblo no estaba más allí. Caminé por tres días en su busca, finalmente encontré la llama muerta y este pueblo maldito. Desde entonces he intentado salir again and again, pero siempre vuelvo al mismo lugar sin saber cómo. Afortunadamente no he muerto en el intento, como ha sucedido con muchos otros, pero ya estoy resignado a morir horriblemente, es nuestro cruel destino. Sorry…

Nous avions décidé de contrôler ces terres sauvages et nous nous sommes bêtement aventurés de ville en ville jusqu’au salar. Un jour nous avons atteint le double village dont vous venez sûrement. Inconsidérément, je décidais de faire une promenade autour, mais tout à coup une tempête de poussière s’est levée, l’on ne pouvait pas voir au-delà de quatre ou cinq mètres. Heureusement, je trouvais un abri dans quelques rochers et j’attendais là jusqu’à ce que la poussière se dissipât, ce qui arriva le lendemain. Puis, je sortis de mon refuge, mais les autres étaient partis. Je marchais pendant trois jours à leur recherche et je trouvais finalement la mort dans cette foutue ville. Depuis, j’ai essayé encore et encore d’en partir, mais en revenant toujours au même endroit sans comprendre comment. Heureusement, je ne suis pas mort dans la tentative, comme cela est arrivé à beaucoup d’autres, mais je suis résigné à mourir horriblement, c’est notre destin cruel. Désolé…

Cuando John hubo acabado su relato permanecimos en silencio. Me resistía a creerlo, hasta que recordé la desaparición de un extranjero americano veinte años atrás. La policía boliviana y la Embajada Americana movieron cielo y tierra para encontrarlo sin ningún resultado. El nombre era el mismo, pero no podía ser la misma persona, ya que el sujeto tenía en ese entonces algo más de treinta años. Ahora debería tener como cincuenta.

– Recuerdo un americano reportado extraviado por estos lugares -dije- pero eso fue hace ya veinte años. se llamaba como tú, pero ahora tendría más de cincuenta años, mientras que a lo sumo representas unos treinta y tres.

– It’s me -dijo John tristemente- ese es el tiempo que permanecí aquí.

Quand Jean eut fini son histoire les hommes gardèrent le silence. Je refusais d’y croire jusqu’à ce que je me souvienne de la disparition d’un Américain il y avait de cela vingt ans. La police bolivienne et l’ambassade des États-Unis avaient remué ciel et terre pour le trouver en vain. Le nom était le même mais ce ne pouvait être la même personne car le sujet à l’époque n’avait pas plus de trente ans. Il devait en avoir maintenant cinquante.

– Je me souviens d’un Américain déclaré perdu par ici, mais c’était il y a vingt ans. Il s’appelait comme vous, mais maintenant il aurait cinquante ans, alors que vous devez n’avoir pas plus de trente-trois.

– C’est le temps que je suis resté ici.

Mi asombro no cabía en mí. Cómo podía ser que no hubiera envejecido un solo día? Era imposible, simplemente imposible. Entonces el hombre de aspecto siniestro me habló rudamente.

– No escuchas acaso? este lugar está fuera del tiempo. Hay gente que está aquí desde hace cientos de años sin envejecer ni morir. Lo mismo pasará contigo, pero solo para sufrir más, pues no hay día que pase sin que las gentes de este siniestro lugar sufran lo indecible. Tan solo podemos morir en manos de los enviados del Mancaj Pacha, que se encuentran custodiando el pueblo. Vienen cuando quieren solo para matarnos.

Observé al hombre con cierto temor y bajé la mirada ante su actitud agresiva. Entonces el jilakata me presentó a su compañero.

– Este es nuestro yatari. Se llama Genero, es el único que puede interpretar los augurios de los dioses. Harías bien en escuchar sus consejos.

Mon étonnement était complet. Comment se pouvait-il qu’il n’ait pas vieilli d’un seul jour? C’était impossible, tout simplement impossible. L’homme à la mine patibulaire me parla sans ménagement.

– Vous n’entendez rien? Cet endroit est en dehors du temps. Il y a des gens ici pour des centaines d’années sans qu’ils ne vieillissent ou meurent. La même chose se produira pour vous, mais seulement en souffrant davantage car il ne se passe pas un jour dans ce lieu sans que les habitants ne souffrent l’indicible. Nous ne pouvons pas mourir dans les mains des envoyés de Mancaj Pacha qui gardent le village. Ils viennent seulement quand ils le veulent pour nous tuer.

Je regardais l’homme avec une certaine appréhension et je vis son attitude agressive. Jilakata me présenta son compagnon :

– C’est notre Yatari (chaman), il s’appelle Genero, il est le seul à pouvoir interpréter les présages des dieux. Vous feriez bien d’écouter ses conseils.

A estas alturas comencé a sentirme conducido a un universo de pesadilla. Era como si me transportaran por un túnel rodeado de las imágenes que presenciaba mientras me encaminaba hacia ese mundo de locura donde nada era lo que parecía. De repente la voz del yatiri me trajo de vuelta a esa extraña realidad.

– Es seguro que intentarás escapar, todos lo hacen. Si sobrevives a los seres del Mancaj Pacha te darás cuenta de que huir es imposible. Tardaras algún tiempo en acostumbrarte a la idea, pero después te resignaras y aceptaras tu destino, como todos nosotros. Solo una mujer no lo ha hecho y ha enloquecido, se llama Clotilde. Espero que esto no te suceda a ti. Ahora descansa, después te mostraremos el pueblo y te asignaremos tus responsabilidades.

À cet instant je commençais à deviner un univers de cauchemar. Comme si j’étais transporté à travers un tunnel entouré par les images dont j’étais témoin, je me dirigeais vers ce monde de folie où rien ne paraissait ce qu’il était. Tout à coup la voix du Yatiri me ramena à l’étrange réalité.

– Il va essayer de vous échapper, tout le monde le fait. Si vous survivez aux êtres de Mancaj Pacha vous saurez que la fuite est impossible. Il faut un certain temps pour s’habituer à l’idée, mais vous vous résignerez et accepterez votre sort comme nous tous. Une seule femme ne l’a pas fait et en est devenue folle. J’espère que cela ne vous arrivera pas. Maintenant, reposez-vous, nous vous montrerons les gens et nous vous assignerons vos responsabilités.

Los tres hombres se pusieron de pie, luego se despidieron respetuosamente dejándome solo. Volví a recostarme pensando en lo que me estaba sucediendo y tuve la certidumbre de que todo era nefastamente real.

Les trois hommes se levèrent, quittèrent le lieu respectueusement en me laissant seul. Je retournais me coucher en pensant à ce qu’il se passait et j’eut la certitude que tout était désastreusement réel.

A suivre chapitre 6 : « El primer intento de huida ».

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

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