J+45/Actualités/PACHA, amour et sac à dos/18 juillet/Rencontre avec la légende/YAWAR PAMPA/TIERRAS DE SANGRE/Edgar W. Sandoral Yugar/Chap. 4/La ultima morada…

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J+45/PACHA, amour et sac à dos vous convie sur un chemin de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Yawar Pampa : la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 4 : « La ultima morada ».

Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit de ce recueil de légendes.  Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1/J+33 ; 2/J+38 ; 3/J+41.

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Chap.4 : J+45 : « La ultima morada« .

Ellos realmente tenian la seguridad de que me quedaria a vivir en el pueblo. Incluso me darian tierras, casa y responsabilidades. La situacion resultaba insoportable para mi, pero por mas que intentaba analizar el asunto, no podia llegar a una respuesta. Me encontraba extenuado, asi que me recosté en el lecho de paja montado en una esquina de la habitacion.

Il était certain que je resterais vivre dans le village. Il était inclus les terres à cultiver, la maison et les responsabilités. La situation était insupportable pour moi, mais il était inutile de discuter de la question ne pouvant avoir de réponse. Epuisé, je me couchais sur un lit de paille monté dans un coin de la pièce.

Era un lugar muy pobre, pero rapidamente pude darme cuenta de que habia sido habitado hasta hace muy poco. Deduje esto porque en el otro extremo habia una olla de barro con restos frescos de comida y un qëru, ademas la cocina estaba bien provista de thola taquia.

C’était un endroit très pauvre, mais je compris vite qu’il avait été récemment habité. J’en avais déduit cela car à l’extrémité de la pièce il y avait un autocuiseur avec des restes d’aliments frais et un qëru (vase de céramique), et la cuisine était bien équipée avec une thola et taquia (excréments de moutons servant de combustible).

En esto pensaba cuando la mujer que vi en los cultivos entro repentinamente ofreciéndome un plato de charque. Acepte agradecido, pues estaba casi desfalleciente a causa del hambre. Ella se quito el awayo que llevaba en las espaldas y lo desato sacando un cuero de oveja y un phullu.

Je pensais à cela quand la femme que j’avais vue dans les champs entra brusquement en m’apportant une assiette de viande séchée. J’acceptais avec reconnaissance car j’étais presque évanoui de faim. Elle portait un awayo sur le dos qu’elle releva sur les épaules et détacha une peau de mouton et un phullu (tissu comme l’awayo mais plus épais servant de couverture pour la nuit).

– Para que duermas. -me dijo- Hace frio.

Tomé las cosas y pregunté su nombre, aunque supuse quien era.

– Soy la Santusa. Te voy ayudar hasta que te acostumbres aqui, ninituy.

– Por qué creen que me quedaré aqui? – pregunté- Es que no me van a dejar ir? Me quieren matar?

– No pues, ninituy. Respondio compungida mientras se santiguaba- Nadie aqui quiere tu mal, pero no se puede salir. Las tierras estan malditas.

– Quien impide salir a la gente?

– Los de abajo. – Respondio.

– Pour vous endormir, -me dit-elle- Il fait froid ici.

Je pris la chose et demandais son nom, mais je savais qui elle était.

– Je suis la Santana. Je vais vous aider jusqu’à ce que vous vous habituiez ici, ninituy (nom donné à un enfant).

– Pourquoi pensez-vous que je vais rester ici? – Je l’interrogeais – Ne vais-je pas partir? Voulez-vous me tuer?

Tu ne peux pas ninituy – Elle avait répondu avec tristesse- Personne ici ne vous veut du mal, mais vous ne pouvez pas partir. Les terres sont maudites.

– Qui empêche les gens de partir.

– Ceux d’en bas. Répondit-elle-. 

Recogio apresurada su awayo al marcharse. Antes de cerrar la puerta me diho :

– Van a venir el jilakata y los otros a explicarte, mientras tanto come y descansa.

Elle reprit son awayo (tissu typique) en toute hâte. Avant de fermer la porte elle me dit :

– Le jilakata (chef de la communauté) va venir avec les autres pour vous expliquer, mangez et reposez-vous.

Lo menos que podia hacer era obedecer, pues el hambre me obligaba a comer, aun con las oleadas de dilacerantes dudas acechando mi alma.

Le moins que je pouvais faire était d’obéir, car la faim me forçait à manger, même avec les doutes qui envahissaient mon âme.

Terminé de comer y preparé el lecho. Coloqué el cuero de oveja por encima de la paja, me acosté en la improvisada cama y me cubri con el phullu. En cuantro estuve solo me puse a inspeccionar la que seria mi ultima morada.

Je terminais de manger et je préparais le lit. Je mis la peau de mouton sur la paille et me mis dans le lit de fortune et me couvris du phullu. Je me mis à inspecter ce qui serait mon dernier lieu de repos. 

Era una casa rectangular de un solo cuarto que servia de dormitario, comedor y cocina. La construccion estaba hecha de adobe con cimientos de piedra, techo de barro y paja sobre una estructura de troncos. La puerta eran simples tablas clavadas a un gran madero diagonal con una precaria aldaba de madera.

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La maison était une pièce rectangulaire qui servait de chambre à coucher, de salle à manger et de cuisine. Le bâtiment était fait d’adobes avec des fondations en pierre, le toit était de paille et de boue sur une structure de bois. La porte était simplement faite dans le bois d’un grand arbre avec un heurtoir en diagonale fait de morceaux de bois.

La casa tenia un pequeno patio exterior rodeado por un bajo muro de piedra. Tambien habia un techado de paja, bajo el cual dormitaban algunas gallinas. El olor dejaba notar que este pequeno patio hacia las veces de bano. Desde el lecho se podia ver el patio à través de la puerta, junto a la que habia un enorme cantaro de arcilla que seguramente servia para guardar agua. El patio también debia servir para criar otros pequenos animales de corral, como conejos, cuyes, patos, e incluso ovejas.

La maison avait un petit patio extérieur entouré d’un muret en pierre. Il y avait aussi un toit de chaume, sous lequel dormaient quelques poulets. L’odeur laissait supposer que le patio était parfois les toilettes. Du lit on pouvait voir la cour par la porte, et à côté un énorme pot d’argile qui était probablement utilisé pour stocker l’eau. Le patio devait également servir pour d’autres petits animaux comme les lapins, les cobayes, les canards, et même les moutons.

No imaginé vivir el resto de mis dias como los campesinos que habia estudiado hasta ese entonces, necesitaba partir lo antes posible para volver con mi familia y retomar mi trabajo, volver a mi vida diaria, regresar a la normalidad, a la bendita monotonia. Mientras pensaba esto el cansancio me obligo a quedar profundamente dormido.

Je n’imaginais pas vivre le reste de mes jours comme les paysans, j’avais besoin de partir rapidement pour retrouver ma famille et reprendre mon travail, retourner à la normale, à la monotonie bénie. Tout en pensant à cela, je m’endormais profondément.

A SUIVRE : Chap.5 : « La maldicion del pueblo ».

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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