J+41/Actualités/PACHA, amour et sac à dos/14 juillet/Rencontre avec la légende/YAWAR PAMPA/TIERRAS DE SANGRE/Edgar W. Sandoral Yugar/Chap. 3/El pueblo maldito de Yawar Pampa…

P1020728

J+41/PACHA, amour et sac à dos/Rencontre avec le manuscrit YAWAR PAMPA pour TERRE DE SANG et de légende/Chap 3/ «El pueblo maldito de Yawar Pampa » de Edgar W. Sandoral Yugar…

J+41/PACHA, amour et sac à dos vous convie sur un chemin de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Second chapitre de Yawar Pampa ; pour la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 3 : « El pueblo maldito de Yawar Pampa ».

Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit de ce recueil de légendes.  Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chapitres précédents : 1 : J+33 ; 2 : J+38.

Chap.3 : J+41 : « El pueblo maldito de Yawar Pampa« .

P1030132

No sé en qué momento me puse de pie, ni en qué direccion caminé, pero lo hice en un estado catatonico, sin tener nocion de nada. Tampoco sé por cuanto tiempo caminé, pues el impacto de la vision de la llama muerta fue demasiado para mis nervios.

Je ne sais où j’étais et dans quelle direction j’allais, mais je le faisais dans un état catatonique, sans notion de quoi que ce soit. Je ne sais combien de temps j’avais été ainsi, parce que l’impact de la vision des flammes des morts était trop pour les nerfs.

Solo comencé a recobrar algo de mi cordura cuando divisé unos cultivos perdidos a lo lejos. Al principio no quise creer en lo que veian mis ojos, pues no deseaba otra decepcion tan brutal como la que habia tenido instantes atras, pero continué caminando y las plantaciones se hicieron mas nitidas.

Je commençais à retrouver une partie de ma santé mentale quand je vis quelques récoltes perdues au loin. Au début, je ne voulais pas croire ce que je voyais, ne voulant aucune autre déception brutale comme auparavant, mais je continuais à marcher et les plantations devenaient plus nettes.

Cuando me di cuenta estaba caminando por un camino de tierra. Los cultivos que habia visto eran atravesados por un pequeno riachuelo que descendia de imponentes montanas a la derecha del camino y terminaba en un inmenso lago del cual no tenia conocimiento. Una pampa estéril se extendia infinita frente a la serrania, hasta un poco antes de llegar al riachuelo a la derecha de donde me encontraba. A medita que caminaba pude divisar un pueblo ubicado entre las faldas de los cerros y el lago desconocido. Mas alla, a la izquierda del camino, podia verse un interminable salar que era la continuacion del lago.

Quand je m’aperçus que je marchais sur un chemin de terre, je vis les cultures traversées par un petit ruisseau qui descendait des hautes montagnes à droite de la route et qui finissait dans un immense lac dont personne n’avait connaissance. Une pampa infinie et stérile s’étendait devant la Serrania, jusqu’avant d’atteindre le ruisseau à l’endroit où je me trouvais. En marchant je pensais que je pouvais trouver un village entre les pentes des collines et le lac inconnu. Au-delà, à gauche de la route, je pouvais voir un salar sans fin en continuation du lac.

Al fin me encontraba a salvo… no podia creerlo. Quedé estupefacto con la salvadora vision del pueblo hasta que unos gritos me substrajeron del ensimismamiento. Era une mujer que cosechaba los cultivos y que gritaba con todas sus fuerza que me marchara.

A la fin je serais sauvé… je ne pouvais pas y croire. J’étais sidéré par la vision d’un peuple jusqu’à ce que me parviennent des cris… C’était une femme qui cultivait la terre et me criait de quitter le lieu de toutes ses forces.

El comportamiento de la mujer me resultaba incomprensible, pues no parecia ser agresiva, pero se notaba que algo le preocupaba en sobremanera. De cualquier manera no podia obedecerle y volver por donde vine, era simplemente imposible, primero debia calmar el hambre y la sed.

Le comportement de la femme me parut incompréhensible, puis elle ne me parut pas agressive, mais je notais que quelque chose la préoccupait. De toute manière je ne pouvais obéir et m’en retourner d’où je venais, c’était simplement impossible, en premier je devais calmer ma faim et ma soif.

Cuando la mujer vio que yo continuaba avanzando dejo de gritar y corrio en direccion del pueblo. Mientras tanto llegué a los cultivos y le dirigi al rio a beber. Tomé el agua entre las manos sorbiendo con deleite, pero instantes después, percibi que el agua tenia un intenso sabor a sangre. De cualquier manera continué bebiendo, pues la sed era terrible y no iba a andarme con remilgos en semejante situacion. Atribui el sabor a sangre del agua al salitre presente en la region.

Lorsque la femme vit que je continuais à avancer, elle cessa de crier et courut vers le village. Pendant ce temps j’arrivais jusqu’aux cultures et me dirigeais vers la rivière pour boire. Je pris l’eau du siphon entre mes mains avec plaisir, mais quelques moments plus tard je compris que l’eau avait un goût de sang. De toute façon, je continuais à boire car la soif était terrible et je devais cesser toute sensiblerie dans une telle situation. J’attribuais le goût du sang présent dans l’eau à la région salpêtre.

Una vez reconfortado vi a un grupo de hombres acompanados por la mujer de los cultivos viniendo en mi direccion. De repente un miendo me invadio, pues recordé las historias de los atuj runas y temi que los hombres del pueblo realmente fueran antropofagos. De cualquier modo no podia huir, no sabia donde estaba y tampoco tenia alimento. Me encontraba totalmente a su merced.

Une fois réconforté je vis un groupe d’hommes accompagnés de femmes qui cultivaient venir dans ma direction. Soudain, une peur m’envahit, parce que je me souvins des histoires des atuj runas (hommes coujars) et je redoutais les hommes de ce peuple qui étaient anthropophages. Quoi qu’il en soit, je ne pouvais pas fuir, je ne savais pas où j’étais et je n’avais pas de nourriture. J’étais totalement à leur merci.

Esperé receloso a que los hombres se aproximaran, pero cuando estuvieron cerca reparé que tenian reflejado en el rostro la mirada triste y afligida de los condenados a muerte. Aquel que parecia ser el jilakata se me acerco amistosamente sin que pudiera percibir maldad en sus gestos.

– Buenas tardes tata, -me dijo saludando con la cabeza- yo soy Anselmo, el jilakata de este pueblo. Quien eres tu?

– Me llamo Alberto Garcia -respondi dando un paso atras- Estoy perdido. Pueden decirme donde estoy?

J’attendais, méfiant, que les hommes se rapprochent, mais quand ils s’approchèrent je remarquais leurs visages et leurs regards tristes de condamnés à mort. Celui qui paraissait être le jilakata ( le chef de la communauté) s’approcha de moi sans que je puisse apercevoir dans ses gestes le mal.

– Bonjour tata (synonyme de monsieur), -dit-il en agitant sa tête-, Je suis Anselmo, le chef de ce village. Qui es-tu?

– Mon nom est Alberto Garcia, – je répondais en bégayant- Pouvez-vous me dire où je suis?

Los compungidos campesinos se miraron los unos a los otros sin que nadie supiera que decir, hasta que al fin el jilakata hablo.

–  Has llegado al pueblo de Yawar Pampa -dijo Anselmo- Para desgracia tuya nunca podras salir de aqui.

Les paysans étonnés me regardaient sans savoir quoi dire jusqu’à ce que finalement le jilakata parle.

– Vous êtes chez les Yawar Pampa -dit Anselmo- malheureusement vous ne pouvez partir d’ici.

La respuesta me fulmino como un rayo e inmediatamente supuse que me tenian cautivo. Los hombres no eran absoluto agresivos, mas bien parecian amistosos, por lo que algo no encajaba.

– Y por que no me dejaran ir? -Pregunté airadamente.

– No es que vayamos a impedir que te vayas. Lo que pasa es que estas tierras son malditas, todo aquel que llega no puede marcharse nunca mas. Siempre que lo intentan regresan sin remedio.

La réponse me fulmina dans un éclair et je supposais immédiatement qu’ils me tenaient prisonnier. Les hommes n’étaient pas agressifs, mais paraissaient bien amicaux, donc quelque chose clochait.

– Et pourquoi ne me laissez-vous pas partir? Demandai-je avec colère.

– Nous ne vous empêchons pas de partir. Ce qui se passe c’est que ces terres sont maudites, Celui qui y vient ne peut en repartir. Chaque fois qu’il essaie il revient sans avoir pu le faire.

Esa explication me lleno de dudas en lugar de esclarecerme algo. Decidi esperar por los acontecimientos.

Cette explication me remplit de doute plutôt que de m’éclairer. Je décidais d’attendre la suite des événements.

– Vamos -dijo el jilakata -tomando mi brazo- te mostraremos una de las casas vacias donde podras vivir.

– Allons-y, dit le jilakata -en attrapant mon bras- Je vais te montrer une maison vide où tu pourras habiter.

Fui sin oponer resistencia, pues no noté enemistad en sus palabras, pero me extrano la suposicion de que me quedaria a vivir con ellos.

Je suivis sans résistance, parce que j’e remarquais aucune inimitié dans ses paroles, mais je faisais l’hypothèse qu’il me faudrait vivre avec eux.

Atravesamos los cultivos y por algun motivo esas tierras me parecieron infinitamente tristes. Llegamos al pequeno pueblo, donde no habria mas de diez casas con una iglesia semiderruida y un gigantesco cementerio. Este camposanto colindaba por atras con el salar infinito, junto al lago que se extendia a nuestra izquierda. Hacia la derecha pude ver mas de cerca las imponentes montanas y senti escalofrios, era como si alguien predijera mi muerte.

P1020274

P1020288

Nous traversâmes des cultures et sans raison quelconque ces terres semblaient infiniment tristes. Nous arrivâmes à la petite ville où il y avait une église à demi-ruinée et pas plus de dix maisons et un cimetière géant. Ce cimetière était bordé à l’infini par le salar à l’arrière, et par toute la longueur du lac qui s’étendait à notre gauche. A droite, je pouvais voir les montagnes imposantes et je frissonnais, c’était comme si quelqu’un avait prédit ma mort.

En una de las montanas se podia ver una bocamina, por lo que supuse que los habitantes del lugar extraian plata o estano para mantenerse. A lo lejos podia verse una lobraga y aislada casucha, casi al final de unos campos donde pastaban indiferentemente algunas llamas y ovejas. El jilakata y su comitiva se detuvieron frente a una de las chozas.

P1020158

Dans l’une de ces montagnes on pouvait voir un chevalement, alors je supposais que la population locale faisait l’extraction d’argent ou d’étain. Au loin, je pouvais voir une cabane isolée, quelques champs où il y avait quelques rares lamas et moutons. Le jilakata et tout son entourage s’arrêtèrent devant l’une des cabanes.

– Puedes vivir en esta casa, después te daremos unas tierras para que las cultives y te mantengas. Las biestas son de la comunidad, las cuidamos entre todos.

– Pero es que tengo que volver a Oruro manana mismo. -Respondi agitando las manos.

Vous pouvez vivre dans cette maison après nous te donnerons une terre pour cultiver et pour ta subsistance. Les bêtes appartiennent à la communauté, nous nous en occupons ensemble.

– Mais, je dois revenir à Oruro demain, je répondis en lui serrant la main.

El jilakata me observo con una condescendiente mirada triste.

– Ahora descansa, después hablaremos de eso. La Santusa te traera chuno con un poco de charque. Tambien te ayudara en lo que necesites.

Le chef m’observait avec une condescendance triste.

– Maintenant repose-toi, après nous parlerons. Santana te portera du chuno (aliment déshydraté à base de patates) avec un peu de charque (aliment déshydraté à base de viande de lama). Elle t’aidera aussi pour le nécessaire.

Abrieron la puerta de la choza invitandome a entrar, después cerraron sin trancar y se marcharon mientras yo quedaba estupefacto.

Ils m’ouvrèrent la porte de la cabane en m’invitant à y entrer. puis la refermèrent sans se soucier de ma stupéfaction.

A SUIVRE : Chap. 4 : « La ultima morada » : « L’ultime  habitation ».

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

 

 

 

 

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s