J+38/Actualités/PACHA, amour et sac à dos/11 juillet/Rencontre avec la légende/YAWAR PAMPA/TIERRAS DE SANGRE/Edgar W. Sandoral Yugar/Chap. 2/El manuscrito de Yawar Pampa…

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J+38/PACHA, amour et sac à dos/Rencontre avec le manuscrit YAWAR PAMPA pour TERRE DE SANG et de légende/Chap 2/ « El manuscrito de Yawar Pampa » de Edgar W. Sandoral Yugar…

J+38/PACHA, amour et sac à dos vous convie sur un chemin de légende ténébreux qui raconte la terre et nous immerge avec délice dans la cosmogonie andine. Second chapitre de Yawar Pampapour la découverte d’une transmission orale de la tradition par une grand-mère à son petit-fils. Yawar Pampa de l’auteur brésilien Edgar W. Sandoval Yugar : chapitre 2 : « El manuscrito de Yawar Pampa« .

Le terme Yawar Pampa ou » plaine de sang » fait référence à la ville maudite et à son peuple maudit décrit de ce recueil de légendes.  Au texte original suit une traduction en italique dont vous pardonnerez l’approximation. 

Chap 1 : El camino y la pampa (article J+33, 6 juillet 2017)

Chap 2 : El manuscrito de Yawar Pampa (le manuscrit de Yawar Pampa).

P1030097Después de meditar profundamente acerca de todo lo ocurrido en los recientes meses, y ante mi imminente muerte, he decidido plasmar estos inusuales acontecimientos en el papel. Esto para dejar un testimonio real de mi existencia y desaparicion a los hombres, y en especial a mi familia, pero tambien para relatar el portentoso encuentro con las tierras malditas de Yawar Pampa, tierras de las que ya no espero salir nunca mas con vida.

Après avoir réfléchi profondément sur tout ce qu’il m’était arrivé ces derniers mois, ainsi que sur ma mort imminente, je décidais de traduire ces événements inhabituels sur papier. Ceci pour faire un vrai témoignage de mon existence, comme sur les hommes disparus, sur ma famille, mais aussi pour dire la rencontre avec les terres maudites de Yawar Pampa, les terres dont je n’espère plus sortir en vie.

Este es el relato de sus maldiciones y de la tragedia de sus habitantes, la cual que compartiré por causa de mi maldita curiosidad. Tan solo deseo que estos escritos sean encontrados y que no se consideren como los desvarios de un ser enajenado, sino como la prueba de la existencia de lo sobrenatural, pues espero poder contario todo como realmente sucedio. Desco hacer esto antes de que muera y la noche eterna me lleve.

Voici l’histoire de ces malédictions et de la tragédie de son peuple que je partage à cause de ma foutue curiosité. Je souhaite seulement que ces écrits soient découverts et qu’ils ne soient pas considérés comme les divagations d’un fou, mais comme la preuve de l’existence du surnaturel, et j’espère pouvoir raconter à tous comment ils ont vraiment eu lieu. Le faire avant de mourir, avant que la nuit éternelle me prenne.

En primer lugar debo decir que mi nombre es Alberto Garcia Carrero, antropologo de profesion, nacido el dia 22 de noviembre de 1966 en la ciudad de Oruro. Tuve una ninez y adolescencia normales, pero esta ultima fue abruptamente tomada por el amor, pues antes de salir de secundaria me enamoré de una hermosa muchacha llamada Katherine, con quien formé pareja a pesar de mi natural timidez. Juntos concebimos una hermosa nina antes siquiera de saber lo que era la vida.

Tout d’abord, je dois dire que mon nom est Alberto Garcia Carrero, anthropologue de profession, né le 22 novembre 1966 dans la ville de Oruro. J’ai eu une enfance et une adolescence normales, mais cette période a été occupée par l’amour, car avant de quitter l’école secondaire  je suis tombé amoureux d’une belle jeune fille nommée Katherine avec qui j’ai formé un couple malgré ma timidité naturelle. Nous avons eu une belle fille avant même de savoir ce qu’était la vie.

Sufrimos mucho a causa de la desaprobacion de nuestros padres y de la sociedad, pero logramos salir adelante solos. Con muchas amarguras logré ingresar a la universidad y terminar la carrera de antropologia al mismo tiempo que trabajaba. Nuestro sacrificios y privaciones dieron resultados, pues tras haber conseguido el titulo, consegui trabajo y aprobacion de la sociedad que nos juzgaba.

Nous avons beaucoup souffert à cause de la désapprobation de nos parents et de la société, mais nous avons réussi à aller de l’avant seuls. Avec beaucoup de difficultés j’ai réussi à aller au collège et terminer mes études d’anthropologie tout en travaillant. Nos sacrifices et nos privations ont donné des résultats parce que après avoir obtenu mon titre j’ai eu un emploi et l’approbation de la société qui nous avait jugés.

Comenzo asi una vida feliz y armoniosa con mi amada esposa e hija, la cual fue desastrosamente coartada por los sucesos que ahora voy a referir.

Ainsi commença une vie heureuse et harmonieuse avec ma femme bien aimée et ma fille qui fut désastreusement touchée par les événements que je vais maintenant aborder.

Desde 1992 hasta mi desaparicion trabajada con comunidades rurales aisladas de los grandes centros urbanos entre Oruro y Potosi. Después de cinco dificiles y arduos anos de trabajo logré ganarme la confianza de los originarios del lugar, fue entonces que me refirieron la leyenda de una tierra perdida y maldita, cuyo nombre era Yawar Pampa o Tierras de Sangre. supuestamente esta tierra era habitada por una raza de pumas runas atuj runas, los hombres puma u hombres lobo andinos, devoradores de hombres.

Depuis 1992, j’avais travaillé sur la disparition des communautés rurales isolées des grands centres urbains entre Oruro et Potosi. Après cinq difficiles années de travail j’avais réussi à gagner la confiance des autochtones qui m’avaient appris la légende d’une terre maudite, dont le nom était Yawar Pampa ou Terres de Sang, Soit disant, cette terre était habitée par une race de pumas ou de runes atuj, hommes cougars des Andes ou loups-garous, anthropophages.

Al principio me puse algo incrédulo, pero fantaseaba e imaginaba que este era el motivo por el cual nunca nadie pudo regresar de estas tierras infames. Como antropologo veia las leyendas y mitos andinos como elemento de estudio cientifico, no como algo plausible, aunque estas exaltaban mi curiosidad. Solo dios sabe cuan equivocado estaba.

Au début, j’étais un peu incrédule mais je fantasmais et j’imaginais que c’était la raison pour laquelle personne ne pouvait revenir de ces terres infâmes. En tant qu’anthropologue j’avais vu des mythes et des légendes andines comme éléments d’étude scientifique, non comme quelque chose de plausible, bien que cela exaltait ma curiosité. Dieu seul sait combien je me trompais.

Al conocer la leyenda de los atuj runas por primera vez, fingi credulidad al oir los relatos de los ancianos, pues tenia la intencion de hacer un ensayo a respecto, pero a medida que pasaba al tiempo mi interés aumento. También noté que el mito era bastante extendido por el lugar y que el temor de los indigenas hacia ese misterioso y maléfico pueblo era desmesurado. Incluso habia logrado hacer una larga lista con los desgraciados que supuestamente desaparecieron en esos parajes infernales.

En connaissant la légende des hommes cougars pour la première fois, je faisais part  de crédulité en entendant les histoires des anciens, parce que je voulais faire un essai à ce sujet, mais avec le temps mon intérêt augmentait. J’avais aussi remarqué que le mythe était assez répandu dans ce lieu et que la crainte des indigènes dans ce peuple mystérieux et dans son mal était unique. Ils avaient même fait une liste des infortunés qui auraient disparu dans ces lieux infernaux.

El asunto llego a interesarme de tal manera que decidi profundizar mucho mas mis investigaciones al respecto. Visité antiguos maestros de la universidad y consulté todos los libros que pude obtener la investigacion de otra manera, haciéndola sobre licantropia.

La question m’intéressais et je décidais d’approfondir mes recherches. Je me rendais au collège auprès de vieux enseignants et je lisais tous les livres que je pouvais obtenir sur les enquêtes faites au sujet de la lycanthropie.

Revisé antiguos relatos de hombres lobo hechos por Ovidio y Petronio, pero sin poder vincularlos con los andes. Cuando ya casi me daba por vencido encontré un viejo diccionario de leyendas andinas, en el cual se hacia mencion al atuj runa u hombre lobo andino, y que decia textualmente :

« Es bastante diferente al licantropo Europeo, pues no es afectado por el influjo de la luna, siendo que en realidad se trata de un poderoso brujo que se transforma en lobo cuando asi lo desea. Sale por las tardes a buscar a sus victimas y les arranca el corazon, su principal alimento, siendo immortal e invulnerable contra cualquier tipo de arma humana o de origen religioso ». Extractado del « Bestiario Andino, sin ano ni autor.

Je vérifiais les anciens contes de loups-garous d’Ovide et Pétrone, mais je ne pouvais pas les relier à la Cordillère des Andes. Au moment où je renonçais je trouvais un vieux dictionnaire des légendes des Andes où il était question de atuj rune ou l’homme-loup andin, dit textuellement :

 

« Il est tout à fait différent du lycanthrope européen, il n’est pas affecté par la lune, il est en fait un puissant sorcier qui se transforme en un loup quand il le souhaite. Il sort le soir pour trouver ses victimes et leur arracher le coeur, sa nourriture principale qui le rend immortel et invulnérable contre toute arme humaine ou d’origine religieuse ». Extrait de « Bestiaire andin, sans année ni auteur.

La mencion era bastante interesante, pero quedé realmente sorprendido cuando descubri que se trataba de una leyenda andina proveniente de Ecuador. No podia imaginar como tal mito llegar a comunidades bolivianas tan aisladas. El misterio crecia en sobremanera y la curiosidad era verdaderamente insoportable.

La mention était assez intéressante mais j’étais surpris quand je découvrais qu’il s’agissait d’une légende de l’Equateur. Je ne pouvais pas imaginer qu’un tel mythe puisse concerner des communautés isolées de la Bolivie. Le mystère s’agrandissait et la curiosité était vraiment insupportable.

Volvi a la region con la esperanza de obtener mas informacion, pero la gente era muy reticente a hablar del tema. Cuando les preguntaba sobre la ubicacion exacta del pueblo me decian que era un lugar perdido en el tiempo y el espacio, que no lo buscara, pues seguramente seria mi perdicion. Solo ahora sé cuanta razon tenian esas advertencias.

Je retournais dans la région dans l’espoir d’obtenir plus d’informations, mais les gens étaient très réticents à parler. J’interrogeais sur l’emplacement exact du lieu et des personnes me répondaient que c’était un endroit perdu dans le temps et l’espace, et me disaient que de chercher était ma perte certaine. Maintenant je sais à quel point ils avaient raison de ces avertissements.

Después de mucho insistir me indicaron la direccion de un yatari que podria informarme mas al respecto, por lo que fui a consultarlo inmediatamente. Llegué a su casa en las afueras de la ciudad y toqué la puerta, que parecio abrirse de inmediato sin intervencion humana. El yatiri se encontraba sentado en el piso y al verme exclamo : « Asi que tu eres el proximo », entonces me invito a entrar a su choza, extendio un awayo en su chuspa. Observo las caoticas formas que se dibujaban al caer y dijo que mi destino estaba sellado por mi curiosidad.

Après que l’on m’est indiqué la direction d’un yatari (espèce de chaman des Andes) qui pouvait me dire plus à ce sujet, j’allais le consulter immédiatement. J’arrivais à sa maison à la périphérie de la ville et je frappais à la porte qui sembla s’ouvrir immédiatement sans intervention humaine. Le yatari était assis sur le sol et en me voyant me dit ; « vous êtes le prochain » et m’invita à venir à sa hutte, étendit un awayo (textile coloré typique des peuples des Andes) sur son chuspa (bourse avec cordon). J’observais les formes chaotiques de l’automne qui m’attiraient et il me dit que mon destin était scellé à cause de ma curiosité.

Tambine dijo que encontraria las tierras malditas de Yawar Pampa, que solo debia caminar por los alrededores del lugar hasta encontrar una senal salvadora que traeria mi ruina. No pude entender sus palabras, pero cuando quise indagar mas me hizo callar, mandandome a partir par cumplir com mi destino. Me despacho sin mayores reparos y tuve que volver a Oruro sin respuestas.

Tambine dit que je trouverais les terres maudites de Yawar Pampa, que seul je devais marcher autour du lieu pour rencontrer le sauveur qui m’apporterait le signe de ma ruine. Je ne pouvais pas comprendre ses paroles, mais quand je n’en pouvais plus de l’entendre il me renvoya à ma destinée pour me faire taire en me disant de partir accomplir mon destin. Sans autre explication majeure et sans réponses je retournais à Oruro.

Consideré que la charla con el yatiri habia sido una total pérdida de tiempo, por lo que decidi tomar el asunto en mis manos y trazar un mapa del lugar donde podria estar localizado Yawar Pampa. Comencé por consultar cartografias militares de los pueblos cercanos y a hacer conjeturas sobre la posible ubicacion geografica del poblado en base a los relatos que escuché.

Je sentais que la conversation avec le chaman avait été une perte de temps, je décidais donc de prendre les choses en main et je dessinais une carte de l’endroit où pouvait se trouver Yawar Pampa. Je commençais à consulter des cartes militaires des villages voisins et je spéculais sur la situation géographique possible de la ville en fonction des histoires que j’avais entendues.

Infelizmente no era posible que un poblado existiese algun lugar cercano a los mencionados en las leyendas, pues todas eran tierras bastante conocidas y bien cartografiadas. Sin embargo habia un lugar extenso que no habia recorrido, era una region semidesértica de paso entre dos comunidades, la cual habia sido desdenada para el cultivo y no poseia ningun poblado cercano, debido principalmente a la infertilidad de la tierra.

Malheureusement, il n’était pas possible qu’un tel lieu mentionné dans les légendes existe car toutes les terres étaient connues et bien cartographiées. Cependant il y avait une région semi-désertique entre deux communautés qui avait été négligée pour la culture et qui n’avait aucune ville voisine en raison principalement de la stérilité de la terre.

Decidi hacer una incursion en esas tierras, mas por curiosidad que por esperar encontrar algo, pues eran lugares bastante transitados. Era obvio que nada podria encontrarse en tal lugar. Tomé mi mochila y la cargué con una brujula, una carpa, un saco de dormir, un libro, algo de comida y material de escritura para mis apuntes. Abordé un camion y después de dos horas llegué al pueblo mas cercano a los sitios legendarios. De alli planeaba caminar hasta llegar al otro pueblo.

Je décidais de faire une excursion sur la terre plus par curiosité que dans l’espoir de trouver quelque chose, parce que les lieux étaient très fréquentés. Il était évident que rien ne pouvait être trouvé dans un tel endroit. Je pris mon sac chargé d’une boussole, d’une tente, d’un sac de couchage, d’un livre, d’un peu de nourriture et de matériel d’écriture pour mes notes. Je montais à bord d’un camion et au bout de deux heures j’arrivais à la ville la plus proche des sites légendaires. De là, j’avais prévu de marcher pour me rendre dans les autres.

Casi al salir del poblado escuché una voz femenina que me llamaba. Al girar vi a una hermosa zagala que me imploro que no fuera a Yawar Pampa, pues era un viaje muy peligroso. Me intrigo saber como es que la muchacha conocia mis propositos, y ya que mismo en que le hablé y quise preguntarle sobre como sabia de mis planes.

Non loin du village, j’entendis une voix qui m’appelait. Je vis dans un tournant une jeune fille qui me suppliait de ne pas aller à Yawar Pampa, parce que c’était un voyage très dangereux. J’étais intrigué de savoir comment la jeune fille savait mes intentions et je voulais le lui demander.

Imaginé que el extrano suceso se debia a la distancia que me separaba de la mujer, o al polvo. No me preocupé mucho, pues pensé que seguramente habia entrado a alguna casa sin que yo pudiera verla. Mis ansias de buscar el pueblo evitaron que notara lo raro del suceso.

Je pensais que l’événement étrange était dû à la distance qui me séparait de la femme et à cause de la poussière. Je ne m’inquiétais pas beaucoup parce que je pensais qu’elle était entré dans une maison avant que je puisse la voir. Mon désir de trouver les personnes m’empêchait de remarquer à quel point l’événement était étrange.

Parti del pueblo a pesar de la advertencia y con el cielo algo nublado, mientras un insistente viento levantaba bastante polvo impidiendo divisar el horizonte. Por unos instantes pensé que seria mejor posponer la incursion para cuando el clima mejorase, pero recordé que no tendria tiempo después, ademas, estaba bien preparado en caso de lluvia. Asi pues, me dispuse a iniciar a caminata de dos horas hasta el siguiente poblado.

L’avertissement des gens et le ciel un peu nuageux, un vent insistant qui soulevait la poussière m’empêchait de voir l’horizon. Pendant un moment je pensais que ce serait préférable de reporter l’excursion lorsque le temps s’améliora, ce dont je me suis souvenu plus tard, il se préparait à la pluie. Ainsi, je me mis à débuter une randonnée de deux heures jusqu’au prochain village.

Caminé bastante por el estrecho camino, y durante todo el trayecto no pude divisar nada extraordinario en el paisaje, tan solo algunas, vizcachas y un zorro. Poco después de ver al zorro comenzo a llover.

Je suivais le chemin étroit et joli, et durant tout le trajet je ne rencontrais d’extraordinaire dans le paysage que quelques vigognes et un renard quand il se mit à pleuvoir.

Armé rapidamente la carpa y me recosté sobre el saco de dormir aguardando a que pasara la lluvia, pero la lluvia no paso. Entonces esperé hasta que oscurecio y decidi dormir y volver al pueblo en la manana.

Je mettais rapidement en place la tente et m’allongea sur le sac de couchage en attendant que la pluie cesse. Mais la pluie ne cessait pas. J’attendais donc jusqu’à la nuit et décidais de dormir et de retourner en ville le matin.

Cuando amanecio el dia estaba radiante, el sol brillaba como nunca antes y me sentia exultante. Comi unas galletas, tomé un poco de agua, desarmé mi campamento improvisado y me dispuse a caminar. El cielo se presentaba de un azul pristino y la tierra parecia reverdecer.

Lorsque le jour se leva, le soleil brillait comme jamais avant et j’exultais. Je mangeais quelques biscuits, buvais un peu d’eau, et je désarmais mon camp de fortune prêt à me mettre en marche. Le ciel apparu d’un bleu immaculé et la terre semblait être prospère.

Caminé por el espacio de una hora y media cuando cal en cuenta de que ya debia haber llegado al siguiente pueblo hace mucho, o por lo menos divisarlo. Pensé que tal vez me habia desviado del camino, asi que consulté mi brujula, perro inexplicablemente me encontraba en el sendero correcto. Continué caminando en la supuesta direccion del pueblo, pero nunca alcanzaba a llegar a él.

paullagas3Photo : Pampa Aullagas, boliviviaentusmanos.com

Je marchais depuis une heure et demi quand je me suis rendu compte que j’aurai dû avoir atteint le prochain village depuis longtemps. Je pensais que je m’étais éloigné de la route, je vérifiais ma boussole, je me trouvais sur la bonne voie. Je continuais à marcher dans la direction du peuple supposé sans jamais l’atteindre.

El tiempo pasaba irreductible cuando me di cuenta de que habia caminado mas de ocho horas. Me detuve a meditar y comer. Sabia que algo andaba mal en todo eso. Estaba perdido, pero la brujula continuaba mostrando la direccion correcta. Me vino a la cabeza la idea de que el artefacto podia estar averiado, pero la descarté al orientarme por el sol. Decidi caminar nuevamente en la direccion que creia acertada hasta el final del dia, si no encontraba nada comenzaria a caminar hacia la izquierda el dia siguiente, pues tarde o temprano tendria que cruzar el camino principal.

Le temps passait irréductible quand je compris que je marchais depuis plus de huit heures. Je fis une halte pour méditer et manger. Je savais que quelque chose n’allait pas du tout. J’étais perdu mais la boussole montrait encore la bonne direction. Il me vint à l’esprit que l’engin pouvait être endommagé mais il indiquait l’orient avec le soleil. Je décidais de marcher dans sa direction jusqu’à la fin de la journée et si je ne rencontrais  rien je commencerais à cheminer vers la gauche le jour suivant car tôt ou tard je traverserais la route principale.

Las horas pasaban sin que nada se presentara ante mis ojos, entonces aquello que antes me parecio un dia magnifico se revelo como algo inquietante y macabro. El sol tenia un tono rojizo que brillaba con malignidad, el verde de los pastos me resultaba insoportablement lugubre. Parecia que los pocos animales salvajes que podia ver me vigilaban amenazadoramente.

Les heures passaient sans que rien n’apparaisse devant mes yeux, mais alors avant que ne paraisse le jour magnifique quelque chose de troublant et de macabre me fut révélé. Le soleil avait une teinte rougeâtre et le vert des pâturages brillait d’une humeur maligne et lugubre insupportable. Il semblait que les animaux sauvages qui pouvaient me voir me regardaient d’un air menaçant.

La noche cayo como un preludio de muerte mientras me disponia a armar el campamento. El terror se apodero de mi ser, los sonidos de los animales nocturnos me hicieron entrar en panico y una vez que armé la tienda entré en ella a esconderme como un nino. A momentos tenia la certeza de que algun tipo de ente macabro sacudia la carpa con la clara intencion de llevarme a la locura. Recordé las historias de condenados que vagan por el altiplano, llevandose a las desdichadas almas perdidas con que se encuentran. Por momentos crei morir, pero después de una interminable noche llego el dia a traerme mas desgracias.

La nuit était tombée comme un prélude à la mort quand je me préparais à mettre en place le camp. La terreur rempli mon être, les sons des animaux nocturnes me fit paniquer et lorsque j’eu armé le magasin de mon arme je la cachais comme un enfant. A un moment une sorte de corps macabre secoua la tente avec l’intention évidente de me rendre fou. Je me souvins des histoires de condenados (forçats errants) dans les hauts plateaux, prenant les âmes des égarés. Par moment je me croyais mourir, mais après une longue nuit le jour vint pour me donner plus de hontes.

Amanecio con la misma brillante lobreguez anterior, solo que ahora existia un nuevo peligro, la sed y el hambre. Habia llevado comida para unas horas, pero me encontraba perdido hacia dos dias sin siquiera avistar a nadie que pudiera socorrerme. El sol me torturaba, la sed me devoraba, el hambre carcomia mis entranas.

Le jour apparu avec la même lumière que la veille, mais il existait à ce moment un nouveau danger, le soif et la faim. La lumière du jour m’avait apporté de la nourriture pour quelques heures, mais je me perdais pendant quelques jours sans apercevoir ceux qui pourraient m’aider. Le soleil me torturait, la soif me dévorait, la faim rongeait mes entrailles.

Como no habia tenido exito en mi plan inicial decidi llevar a cabo mi plan de contingencia e ir en direccion de la carretera principal, pues tarde o temprano la encontraria y alguien podria socorrerme.

Comme mon plan initial n’avait pas réussi, je décidais de me diriger vers la route principale, parce ce que tôt ou tard quelqu’un pourrait m’aider.

Caminé todo el dia pero no pude dar con el camino, era todo en vano, estaba perdido. Llego la noche y las esperanzas de salvarme me abandonaron totalmente. La fiebre me atormentaba, creia ver toda clase de espantos rodeandome. Felizmente las infernales alucinaciones me dejaban al llegar el nuevo dia. Solo podia pensar en como acabar con mis tormentos y volver con mi familia. Comencé a caminar sin rumbo ni esperanza, casi desfalleciente, hasta que vi algo que me lleno de esperanzas. Eran los excrementos secos de una llama.

Je cheminais en vain toute la journée sans trouver le chemin, j’étais perdu. La nuit est venue et l’espoir de me sauver m’abandonna totalement. La fièvre me tourmentait et créait en moi toutes sortes d’effrois. Finalement les hallucinations infernales m’abandonnèrent au lever du jour. Je ne savais pas comment mettre fin à mon tourment et je pensais à ma famille. Je commençais à marcher sans but, sans espoir, presque défait, jusqu’à ce que quelque chose me remplit d’espoir, des fientes sèches d’un lama.

La bosta de llama queria cecir que habia gente cerca, pues estos animales no se alejan mucho de los hombres. Avidamente busque otro excremento, y al encontrario crei ser el hombre mas feliz del mundo. Caminé en la direccion que seguian y rapidamente encontré otro y otro mas. Tenia la seguridad de que de un momento a otro encontraria algun poblado o hacienda.

Les fientes de lama disaient qu’il y avait des gens tout près, parce que ces animaux ne quittent pas les hommes. Je cherchais avec avidité d’autres excréments me croyant l’homme le plus heureux du monde. Je marchais dans la direction en les suivant et rapidement en trouvais d’autres. J’avais la certitude de trouver un village ou une hacienda.

De repente divisé en la lejania el bulto del animal. Corri hacia él con la loca felicidad de haberne salvado, hasta que me topé con la llama y la vision de la realidad me petrifico en el acto. Tenia ante mi al animal que venia siguiendo, estaba extendido en el suelo, muerto…

Tout à coup, je vis à distance un animal. Je courus de bonheur vers lui comme un fou jusqu’à ce que la réalité me pétrifia sur place. L’animal que j’avais suivi était étendu sur le sol, mort.

En ese instante perdi todo resquicio de esperanza dejandome caer sobre las rodilas.  Las lagrimas me corrieron por las mejillas mientras observaba al animal en avanzado estado de putrefaccion. Los gusanos circulaban dichosos por las orbitas del craneo vacias, las moscas volaban en derredor, y el nauseabundo olor era insoportable…

A ce moment je perdis tout espoir et je me laissais tomber sur les genoux. Des larmes coulaient de mes yeux en voyant les orbites du crâne vide, les mouches qui volaient autour, et la puanteur était insupportable.

A SUIVRE, Chap 3 : « El pueblo maldito de Yawar Pampa« , « Le peuple maudit de Yawar Pampa ».

logo fond noir petit Brigitte Crespo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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