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J+30/PACHA, amour et sac à dos, Potosi, plus qu’une histoire, Tio et Takipanacus, Carnaval des mineurs du Cerro Rico…

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J+30/PACHA, amour et sac à dos, Tio et Takipanacus, le Carnaval des mineurs du Cerro Rico, témoignages photos d’un mineur avec sa famille…

P1020568Le Cerro Rico, qui culmine à 4782 mètres d’altitude, rejoint le ciel chaque année au mois de mars lors de son Carnaval des mineurs avec Tio le diable et Takipanacus.

DSCN0419A l’origine du Carnaval une procession des mineurs descendait des hauteurs de Potosi d’où ils vivaient séparés d’un monde d’en bas auquel ils n’avaient pas accès.P1020507Ils descendaient en suivant les Tata Ck’ajcha -dans leurs bottes, casques sur la tête et lampes à l’épaule-, afin de recharger leurs croix en énergie dans un syncrétisme religieux qui englobait leurs anciennes croyances et la nouvelle foi catholique.

Le Carnaval de Potosi d’aujourd’hui remonte aux années 1940. Il s’est peu à peu enrichi de danses et de costumes dans une démonstration folklorique que l’on peut rapprocher du Carnaval d’Oruro de février ou de la manifestation du Gran Poder de juin (Le Grand Pouvoir, ci-dessus) de La Paz.

Le secteur minier en déclin dans les années 80 a réagit afin de sauvegarder une culture dont il était fier. Les mineurs inventent alors leurs propres danses ou « comparsas » afin d’affirmer leur place dans la société bolivienne.

Le Carnaval du mineur est avant tout une affaire de famille. Les danseurs sont soutenus, applaudis et encouragés par femmes et enfants qui manifestent à leur façon leur joie dans des débordements « innocents », comme l’envoi de bombes d’eau ou de fausse neige dont font les frais les touristes pris pour cibles, tout cela dans un joyeux tintamarre qui pourrait effrayer le diable Tio…

Potosi c’est 40 coopératives, 20000 mineurs qui travaillent chaque jour dans les mines dans des conditions difficiles.

Le Carnaval est un temps « hors du temps », un entracte dans une « année de labeur », une manifestation en chansons ou « Takipanacus » pour quelques jours au mois de mars.

Les Potosiens aiment faire la fête et « boire », moyen de communication avec le monde des ancêtres et des morts, résurgence d’un ordre passé, antérieur.

Ainsi le Carnaval est-il un temps exutoire de délivrance pour tous, un temps où les individualités « sautent », un temps ou les difficultés de la vie sont oubliées…

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Nombre de boutiques déversent quelques semaines avant dans « las calles », figurines de papier et de paille, drapeaux, rosaces, boulettes de papier, cloches… et différentes sortes de fleurs, dont les feuilles longues de maïs, appelé « ATIS ».

P1020375Le jour de mardi gras à Potosi, le fameux « Ch’alla », la « Cour-pampas » des tunnels miniers comme les usines de broyage des minéraux, ainsi que les maisons privées et les fermes « del campo », transports et autres, recevront une reconnaissance de la puissance spirituelle de la Pachamama, la terre mère, (représentation de l’abondance de la Pachamama dans le tableau ci-dessus au café La Plata).

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Tio du Cerro Rico, photo Wikipédia.

Comme pour le carnaval de Oruro, à Potosi le Tio Supay, oncle Dieu du monde souterrain et des enfers de la montagne, est transformé en un Diable honoré chaque jour par les mineurs du Cerro Rico (photo ci-dessus).

Danser n’est pas le quotidien des mineurs et préparer une telle manifestation ou chacun défile en habit de travail n’est pas chose facile.

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José-Luis mineur, ici dans une photo de famille, est revêtu pour le Carnaval de l’habit que portaient ses prédécesseurs : renforts aux genoux, chapeau, foulard au cou, lampe à l’épaule, en véritable témoignage « archéologique » des conditions de travail. José-Luis tient dans ses mains une barre à mine qui provient avec autres accessoires comme lampes et brouettes des « tataq’aqchus », saints patrons des travailleurs, aux couleurs de la mine.

P1020525Elias, fils de José-Luis, en habit traditionnel ; la foule en arrière-plan.

J-7 PACHA, amour et sac à dos

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